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Publié par BALCHOY

 

 

 

A Liège, un malfaiteur récidiviste, amateur de surcroît d’armes, pris d’une folie meurtrière a tiré dans la foule pour tuer un maximum de ses semblables et, comme s’est souvent le cas pour les « tueurs de masse » a fini par se suicider.

 

Des jeunes sortant d’examens, un bambin dans les bras de sa maman, une vieille dame et une femme de ménage ont perdu cruellement la vie sans autre raison que la méchanceté ou la folie d’un homme en rupture totale avec la société.

 

 

Dimanche, lors des émissions à ce sujet sur le RTBF et RTL, les échanges ont été vifs à propos de la libération conditionnelle de cette personne multirécidiviste, déjà condamnée pour des raisons de mœurs et pour détentions de nombreuses armes de guerre

 

Le plus paradoxale à ce propos c’est que si on lui a confisqué à juste titre ces armes, le tribunal finalement l’a acquitté de ce délit, pour des raisons assez obscures, si bien que finalement on lui en a remboursé la valeur ce qui lui a peut-être permis d’en racheter d’autres qui ont été utilisées dans le carnage.

 

Bien entendu certains, partisans d’une justice implacable n’ont pas accepté que cet homme soit libéré avant d’avoir fini sa peine, ce qui est le cas de la majorité des condamnés en Belgique tandis que d’autres, avec raison, je pense, ont fait remarqué que puisque pratiquement chaque criminel sort un jour de prison, il vaut mieux le libérer anticipativement avec un sérieux contrôle et de bonne conditions pour l'aider à  repartir d’un meilleur pied pour le reste de sa vie, ce qui est souvent constaté.

 

Hélas seule une politique de prévention et de correction peut prévenir la plupart des cas de crimes de ce genre, il ne sera jamais possible sans doute de l’annihiler totalement de nos sociétés.

De la même manière, on peut améliorer très sensiblement la sécurité des chemins de fer mais croire qu’il n’y aura plus jamais d’accident relève hélas de l’utopie.

 

En tout cas, ce triste épisode de la Cité ardente monte qu’on doit être encore plus sévère pour empêcher la détention et le commerce illicite des armes.

 

 

J'ai été frappé à la Télé  par l'affolement des foules suscités certes par la peur mais aussi par des policiers parfois un peu perdus à travers, des instructions pas toujours très cohérentes.

 

Bien sûr, c’est facile, une fois l’agression totalement terminée de découvrir qu’il n’y avait qu’un seul assassin et je ne suis pas sûr du tout  que j’aurais aussi bien fait que ces policiers courageux de Liège.

 

N’empêche qu’à travers les commentaires à la Radio, j’ai remarqué combien les rumeurs ont été nombreuses, contradictoires et parfois absurdes à propos de ce fait divers. Je pense que les journalistes devraient exercer  davantage leur esprit critique avant de propager des nouvelles qui pourraient accentuer le caractère dramatique des faits.

 

J’ai entendu à la radio, parler d’attentat, d’une multitude de criminels, des passants ont été interpellés à tort comme mêlés à cet assassinat etc.…

 

 

Je suis d’autant plus sensible au risque des rumeurs qui accentuent le caractère dramatique de faits que récemment, un incident à la SNCB, ayant entraîné de nombreux retards voire annulations de trains à Bruxelles avait attiré mon attention à ce sujet.

 

Un soir à Bruxelles, je dois prendre le train qui va à Mouscron de 8h02.  Je m’aperçois sur le grand tableau des horaires que des retards nombreux et même des annulations ont lieu un peu dans toutes les directions. Je remarque même à 7H55 que le train de 7H02 pour Mouscron est toujours inscrit sans indication de voie ni de retard.  Bientôt il est même annulé ainsi d’ailleurs que celui de 8h02.  J’apprends que l’incident est lié à la présence d’un ou de plusieurs individus sur les voies.  Mais j’entends aussi qu’une personne a été écrasée à Bruxelles.

 

Je vais me renseigner au guichet et très gentiment le responsable SNCB, me confirme d’abord qu’il n’y aura pas de train avant 9h02. Comme je lui demande la raison il me parle lui aussi d’un accident et m’explique les nombreux retards en me disant : « Vous comprenez quand quelqu’un est écrasé, il faut beaucoup de temps pour ramasser les morceaux dispersés du cadavre ».

 

Or, en fait, je l’ai su le lendemain, toute cette avalanche de retard et d’annulation est due au fait qu’on a vu ou cru croire quelqu’un marcher sur les voies ce qui est très dangereux bien sûr. On a fait les recherches nécessaires qui n’ont rien donné et finalement on s’est résigné à laisser repartir les trains.

 

 

Ainsi, j’ai quitté Bruxelles à 9h02,  persuadé, par la SNCB elle-même, de la mort d’un homme sur les voies et j’en ai parlé à tort à d’autres voyageurs propageant ainsi une fausse nouvelle.

 

Je me rappelle que durant mes études j’avais suivi un cours sur les fausses rumeurs et leurs dangers. Aujourd’hui, plus que jamais je pense que même dans une situation difficile, il faut tout faire pour démêler le vrai du faux à travers les nouvelles fondées ou non qui parfois peuvent aggraver la situation.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

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