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Publié par BALCHOY


ESSAI DE SOLUTION

Karl Barth et Bonhoeffer éclairent chacun à sa manière le délicat problème des relations entre Foi et Religion.

Barth a le mérite d'avoir bien exprimé le caractère positif de la Révélation de Jésus-Christ qui est bien plus que cristallisation des aspirations humaines non satisfaites naturellement. Mais son pessimisme concernant la nature humaine nous paraît excessif.

Bonhoeffer a bien compris l'impasse où menait le "transcendantisme" excessif de K. Barth. Plus attentif aux signes de notre temps, il perçoit dans la crise "séculariste" un appel à retrouver la substance même de la Foi chrétienne, altérée par sa compréhension "religieuse". Le théologien allemand a bien compris le caractère irréversible de la crise moderne. La solution religieuse s'enracinant dans la faiblesse de l'homme a pu nourrir l'espérance de générations démunies devant les mystères de l'existence. Mais la civilisation technique, où l'homme se découvre responsable de son destin, ruine définitivement le "dieu-religieux". Raison de plus de revenir au Christ
venu révéler un Dieu compromis au coeur même de l'humain, un Dieu qui, loin de balayer les obstacles devant les siens, leur demande de s'asssocier à sa souffrance pour le salut de l'humanité toute entière.

Dans quelle mesure pouvons-nous suivre K. Barth et Didtrich Bonhoeffer.

Le rejet de la religion nous met sans doute mal à l'aise. Encore faut-il dépasser notre sensibilité écorchée pour aborder le fond du problème. Vatican II, parlant de la religion en général et des religions reconnaît le caractère inédit de la crise religieuse moderne :

     -"Refuser Dieu ou la religion, ne pas s'en soucier, n'est plus comme en d'autres temps, un fait exceptionnel, lot de quelques individus. Aujourd'hui, en effet, on présente volontiers un tel comportement comme une exigence de progrès scientifique ou de quelque nouvel humanisme (Lum. Gent. 7)

Loin de vouloir dissocier Foi et Religion, des chrétiens semblent parfois souhaiter, comme l'historien Toynbee, un front commun des religions contre l'athéisme. Sans aller jusque là, Vatican II est attentif aux valeurs positives des grandes religions non chrétiennes.

     -"L'Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions diverses. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine les hommes. (Rel 2)

       
(à suivre)



Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
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