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Publié par BALCHOY

 

 

Quand le Président Hollande s'est déclaré ouvertement social-démocrate il a, entre autre, rejoint idéologiquement, qu'il le veuille ou non le criminel de guerre Blair, traître du socialisme et aujourd'hui  de la Cause Palestinienne dont il est officiellement et nihilement chargé, ce qui, j'en doute pas, remplit lourdement son portefeuille  tandis que s'accroît quotidiennement malheurs et sang au sein du peuple Palestinien sous les coup de boutoir du sionisme.


La social-démocratie qui se veut en principe une sorte d'édulcoration du socialisme pur et dur persuadé de réformer  ainsi de l'intérieur le Capitalisme et en faire une sorte d'humanisme social,  n'est en réalité qu'une capitulation éhontée face  à l'idéologie  qui ne fait que cacher provisoirement ses griffes pour faire oublier aux peuple son ambition de marchandisant le monde au profit d'une toute petite minorité qui détiendra l'essentiel de la richesse et du pouvoir réduisant le pouvoir des parlements dits populaire à une coquille vide

 

 





La social-démocratie, notes sur une histoire peu glorieuse, par Albano Nunes (PCP)

La social-démocratie, notes sur une histoire peu glorieuse
Article d'Albano Nunes, membre du secrétariat du Parti communiste portugais (PCP) pour O Militante, revue théorique du PCP
Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
 
Fait-il encore sens de parler de « social-démocratie » ?
Si c'est le cas, qu'est-ce que la « social-démocratie » aujourd'hui ?
Comment la caractériser d'un point de vue de classe ?
Quelle place occupe-t-elle sur l'échiquier politique international ?
Comment se positionne-t-elle par rapport aux grands problèmes de notre temps ?
Dans le cadre de la politique d'alliances de la classe ouvrière, quel positionnement par rapport à la social-démocratie ?

Ce sont des questions auxquelles un parti révolutionnaire doit répondre pour fixer avec rigueur sa position dans le combat idéologique mais aussi d'éventuelles convergences et alliances, tout aussi limitées et conjoncturelles puissent-elles être. Une réponse qui est d'autant plus nécessaire dans un monde confronté à la menace d'un recul d'ampleur civilisationnel dans lequel la social-démocratie est profondément impliqué, où s'impose d'unir dans la résistance et dans la lutte toutes les forces qui, par leur situation sociale et leur pratique politique, s'intègre de fait dans le grand front anti-monopoliste et anti-impérialiste qui seul pourra inverser le cap destructeur que le capitalisme impose à l'Humanité.
 
La question de la « social-démocratie » est une question actuelle et, dans un certain sens, cruciale. Les partis socialistes – social-démocrates – travaillistes, en dépit de leur évolution droitière que nous connaissons, continuent à se réclamer de « gauche » et à disposer d'un soutien électoral appréciable et d'une réelle influence dans des secteurs importants de la classe ouvrière et des couches populaires. La lutte des communistes pour l'unité de la classe ouvrière et pour l'hégémonie politique et idéologique de la classe ouvrière dans la lutte contre le grand capital, est confrontée frontalement à cette réalité dans l'ensemble des pays capitalistes développés, notamment en Europe où la social-démocratie est née et s'est enracinée le plus durablement, mais aussi en Amérique latine, en Asie et en Afrique. Le combat contre l'idéologie de la collaboration de classes, l'esprit de division et l'anti-communisme, continue d'être une nécessité centrale de notre temps.
D'autre part, la social-démocrate, qui a émergé comme un courant réformiste et révisionniste au sein du mouvement ouvrier et s'est développé comme force anti-révolutionnaire, hostile à la Révolution d'Octobre et aux pays socialistes, s'est transformée en force ouvertement contre-révolutionnaire, en élément fondamental du système d'exploitation capitaliste et pilier de l'impérialisme. Le « bloc central » (« centre-droit » et « centre-gauche »), la « bipolarisation », l' « alternance » (du « maintenant je gouverne, tu gouvernes, nous gouvernons toi et moi »), reflètent bien cette réalité. La course de la social-démocratie vers la droite néo-libérale (qui plus qu'une « reddition », fut un choix conscient et délibéré) l'a rapprochée, l'a confondue dans certains cas l'a fondue dans la droite bourgeoise même, dont elle est devenue une simple variante. Les accords au niveau gouvernemental ou parlementaire, et en tout cas les convergences et rapprochements sur toutes les questions de fond – comme dans le cas de l'intégration capitaliste européenne, de l'OTAN et sa stratégie agressive planétaire, des politiques de soutien au capital monopoliste contre les travailleurs – devinrent une chose banale. Les accords sont formels et informels, scellés à la lumière du jour au nom de l' « intérêt national » ou dans de discrets échanges de bons procédés. Ce qui ne dispense pas de l'habituel recours et de la manipulation du binôme « gauche/droite » qui sert toujours à duper l'opinion publique et à maintenir sous influence des masses mécontentes, surtout en période électorale.
Le cas peut-être le évident de « parti unique » bicéphale est celui nord-américain avec le couple Parti républicain/Parti démocrate, ce dernier érigé, sous Clinton, en exemple de la famille social-démocrate, tout en n'étant pas membre de l'Internationale socialiste. Mais la tendance est générale comme, notamment, cela se passe en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne, en Grèce (1) ou au Portugal et on cherche à l'imposer et à l'institutionnaliser avec des lois qui marginalisent les « petits partis » et facilitent la bi-polarisation, dans un jeu pervers qui vise à semer la confusion entre « alternance » au gouvernement et « alternative » politique, et ainsi fermer la porte à de véritables alternatives.
La vérité c'est que, au gouvernement ou dans l' « opposition », la social-démocrate est devenue partie intégrante du système de pouvoir capitaliste, une force qui, comme l'a souligné la Résolution politique du XVIIIème congrès du PCP, est aujourd'hui « structurellement compromise » avec les intérêts du grand capital. C'est de cette réalité que le mouvement communiste et révolutionnaire doit partir pour concrétiser la politique d'alliances de la classe ouvrière.  

 

A SUIVRE SUR

 

http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=2982&SID=1983c9af72386951b93b9e268efc9d3f&PID=61098#61098

 

 

 

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