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Publié par BALCHOY

 

Les statistiques sont formelles un ouvrier vit environ 6 à 7 ans de moins qu’un cadre dirigeant ou un professeur. Leur donner à tous deux une durée de pension identique est donc une injustice qui s’ajoute à celle de la pénibilité de la carrière qu’ils ont vécu.

 

 

Autrefois la pénibilité en France se traitait plutôt par branche. Ainsi l’EDF, dont beaucoup de salariés travaillent dans des conditions très pénibles par tous les temps avait un régime spécial permettant à son personnel de prendre plutôt sa retraite dans de bonnes conditions.

On peut reprocher à cette formule qu’elle laissait des métiers pénibles de côté, faute de conventions collectives et que dans les entreprises comme l’EDF, les hommes de bureau dont la vie n’était pas spécialement plus difficile que celle du français moyen bénéficiaient souvent des mêmes avantages que ceux qui en hiver allaient réparer en plein hiver les câbles ou poteaux détruits par la tempête.

 

Qu’a trouvé le président des plus riches, Sarkosy pour remédier à cette situation.  Il faut dire qu’à ce monsieur le mot collectif doit lui hérisser les poils. Alors il a décidé dans sa grande sagesse d’égoïste que désormais chaque personne censée avoir vécu une carrière pénible devrait se présenter devant une commission de santé qui à 60 ans devait stipuler si son degré d’invalidation était égal au moins à 20 %. Ce chiffre a été ramené à 10 % sous la pression des manifestations de rue d’hier.

 

Seul avantage de la nouvelle formule, toute personne qui fatiguée par la vie, même s’il n’appartient pas à un de ces anciennes professions protégées, pourra prendre sa retraite à 60 ans s’il les médecins lui trouvent cet handicap minimum.

 

Je ne regretterai pas que des cadres EDF, à la vie confortable, ne bénéficient plus des mêmes privilèges que les ouvriers.

 

Ce qui me semble scandaleux, c’est que seuls des gens déjà malades pourrons prendre leur retraite à 60 ans alors que les statistiques prouvent qu’en moyenne un ouvrier vit moins longtemps qu’un cadre, même, bien entendu, si à 60 ans, il n’a pas les 10 % d’invalidité.

 

L’injustice foncière liée à la pénibilité ne touchera que quelques dizaines de travailleurs manuels par ans au grand bénéfice des finances qui permettent de donner des retraites scandaleuses à des dirigeants, cela bien sûr au détriment des moins bien lotis.

 

Monsieur Sarkosy, j’estime que dans une société comme l’EDF, les ouvriers qui sont assujettis aux travaux pénibles pendant par exemple plus de vingt ans devraient automatiquement obtenir une pension plus rapide. On pourrait bien sûr moduler cette avancée selon le nombre d’années pénibles mais le passage devant des médecins soumis certes à la pression financière des responsables de la sécurité sociale ou même des pouvoir publics ne serait pas exigé dès qu’une personne pourrait prouver qu’il a travaillé d’une façon pénible pendant X années.

 

Je trouve que ce dispositif, plus coûteux certes pour la collectivité serait plus juste et je ne trouveras pas d’inconvénient à ce qu’on récupère sur les pensions les plus riches le coût supplémentaire de ceux qui ont diminué la durée de leur vie pour la collectivité qui en profite chaque année.

 

 

Mais cela, Monsieur Sarkosy, président des riches du MEDEF et de l’UMP n’en n’a cure. Il préfère choyer ceux qui votent ou sont censée voter pour lui.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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