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Publié par BALCHOY

La Vérité est même assez forte pour se faire reconnaître par elle-même :

 « La Vérité est comme le soleil, on ne peut la cacher. » (1)

(1) « Journal d’un écrivain », fév. 1877, page 460

Mieux vaut dès lors laisser ses adversaires s’exprimer sans contrainte.  Combattre la violence par la violence, c’est exposer la vérité à des critiques faciles, puisque, sans la liberté, elle est toujours altérée.

Mais, cette tolérance, Dostoïevski ne la confond en aucune façon avec l’anarchie. Pour rendre possible la vie commune, l’Etat est bien obligé de limiter le champ des possibilités de la libre volonté.

Sa législation remplit parfaitement son rôle lorsqu’elle tend  à préserver la possibilité concrète pour le plus grand nombre de citoyens possibles d’accéder à l’épanouissement humain dans la liberté.

Les restrictions, pour nécessaires qu’elles soient ne sont donc ni arbitraires, ni sans limites.

L’efficacité sociale d’une mesure normative ne peut jamais être envisagée indépendamment de la liberté à laquelle elle est subordonnée en droit, sans quoi, malgré toutes les apparences, la solution sociale adoptée se révélera à la longue trompeuse et ses effets valables, s’il en est, se désagrègeront rapidement.

L’homme ne pourra jamais s’accommoder de la vie en « fourmilière », même si celle-ci- lui évite le fléau de la faim, de la guerre et de la pauvreté. (2)

(2) »Journal d’un écrivain », Fev.1877, page 471 ; CF. également le « Sous-Sol », page 712-713.

Rien n’est plus difficile sans doute que de trouver en matière si difficile la juste mesure.

En tout cas, il est vain de l’attendre de la raison ou de la science, puisque l’une et l’autre, en s’appuyant sur le déterminisme universel méconnaissant l’essence de la liberté.

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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