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Publié par BALCHOY

 

La société doit donc reposer sur la liberté individuelle et sociale.

Pourtant vis-à-vis de ses adversaires idéologiques, Dostoïevski se montre souvent injuste et très dur. (1)

(1)   Il suffit de lire en ses lettres ses commentaires sur le problème juif ou Polonais.

Même si pour vaincre ce qui lui semble erroné, il ne préconise que l’opposition verbale ou écrite et exclut, en accord avec ses principes, toute contrainte proprement dite. Il avait trop souffert personnellement de la censure pour la justifier ou en admettre l’efficacité.

 

Dans une lettre à N.M. Maïkov écrite en 1866, il s’effraye du succès des idées socialistes et nihilistes au sein d’une jeunesse «  souvent sans défense contre toutes ces absurdités où ils ne voient que perfection et où ils trouvent la possibilité de manifester pleinement leur liberté.

A ceux qui préconisent un renforcement de la tutelle administrative et de la censure pour mettre fin  à cette situation, le romancier logique avec toute son œuvre répond :

     « Et comment combattre le nihilisme sans la liberté de la parole ? Il serait plus avantageux d’octroyer cette liberté de parole même aux nihilistes.

Ils feraient rire toute la Russie en exposant positivement toute leur doctrine. En les faisant passer pour des sphinx, des énigmes, en leur attribuant une mystérieuse sagesse, on ne fait qu’appâter les esprits inexpérimentés. » (2)

(2)  »Journal d’un écrivain », janvier 1876, page 277. CF également lettre du 11/7/1879.

Rien de plus tentant pour l’homme que ce qui lui est défendu.

A la fin de son fameux article sur les spirites, le romancier soulève le danger d’une répression brutale en la matière et les conséquences graves d’une persécution contre les spiritismes.

« A partir du jour où le spiritisme sera en proie à la répression et aux persécutions, il se répandra aussitôt  comme du pétrole enflammé et tout s’embrasera.

Les idées mystiques adorent la persécution et elles en vivent. Et le romancier de conclure en se faisant l’avocat d’une certaine tolérance.

     « Crier les uns contre les autres, invectiver et proscrire au nom du spiritisme, c’est à mon avis renforcer et répandre l’idée du spiritisme dans ce qu’elle a  de plus néfaste. C’est le début de l’intolérance et de la persécution. Voilà précisément ce que souhaitent les diables. (3)

(3)  « Journal d’un écrivain », janvier 1876, page 277.

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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