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Publié par BALCHOY

 

Ce patriotisme  virulent a des racines religieuses puisqu’il s’alimente à la vocation chrétienne de la Russie. Il est, cela va sans dire l’antithèse de l’humanitarisme de Tolstoï.

Ce sera sous l’angle de cette vocation que Fédor Mikhaïlovitch envisagera la tâche sociale de l’Etat.

Il le voit profondément «respectueux» de la vocation personnelle et communautaire du peuple, en ce sens que le but de son gouvernement doit être à la fois l’épanouissement de chacun de ses membres et la réalisation en commun de sa Mission Nationale.

Concrètement cela impliquera la volonté déterminée des gouvernants de mettre tout en œuvre pour que chaque citoyen puisse être pleinement et véritablement lui-même.

La législation et le droit nécessaires à toute communauté  ne sont pas des buts en soi mais ont à être subordonnés dans leur formulation et leur application à la libération plénière de leurs membres.

L’état ne peut en aucun cas attenter à cette liberté-là ou la restreindre puisque sa fonction est précisément de la servir.

L’Etat est de l’ordre du moyen. (1)

 

In(1) Inédits de Dostoïevski, page 572.

Le devoir de l’Etat est de se mettre d’accord avec l’Eglise pour se donner comme objet principal de son existence la tâche de se pénétrer de plus en plus de l’esprit de l’Eglise et non seulement de ne pas regarder L’Eglise comme un moyen de se faciliter sa propre existence mais encore de ne voir en sa propre existence qu’un moyen de réaliser plus pleinement et plus facilement l’Eglise de Dieu sur la terre (Khomiakov, ouvrage cité, tome II, page 195.

 

Défenseur convaincu de l’autorité du Tsar, Dostoïevski restait cependant foncièrement hostile à toute forme de « totalitarisme » ; s’il défend l’empereur, c’est parce qu’il voit en lui le père du peuple et le meilleur garant de ses droits.

     « Hélas, le peuple n’a plus que Dieu et le tsar comme conseillers moraux (2)

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(2)    « Journal d’un écrivain »,  janvier 1881. CF. les allusions au tsar libérateur (époque de l’abolition du servage) dans le  « Journal d’un écrivain », mars 1877

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