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Publié par BALCHOY

 



b) Devoir des différentes sociétés chrétiennes de veiller à faciliter  l’accession à la liberté des enfants de Dieu.

 

 

Quel rôle la liberté a-t-elle à jouer dans la vie individuelle et sociale ? Y a-t-il  une commune mesure entre ces deux niveaux de moralité ?

Dans « Le journal d’un écrivain »,  Dostoïevski rapporte à ce propos l’opinion d’homme politiques ou de sages professeurs selon lesquels la morale d’un seul individu en tant que citoyen est une réalité tandis que la morale de l’Etat en est une autre.


A ces conceptions, il oppose pour sa part les prescriptions de la morale éternelle. (1)


(1) « Journal d’un écrivain », fév. 1877, page 460

   

  « Ce qui est vérité pour l’homme en tant qu’individu doit rester vérité pour toute la nation. » (2)

 

(2) Idem, page 461

 

Où irait-on chercher ailleurs les principes de cette morale sociale indépendante ?

 

Tout sombrerait rapidement dans le relativisme. La morale civique ne peut découler que de principes dérivés de la nature humaine. « Or la vie du peuple découle de l’individu qui en est la cellule organisatrice. (3)


(3) Idem, page 462


C’est en cet esprit que sera abordée la portée libératrice des sociétés fondamentales dont la fonction est d’acheminer  vers sa fin chacune selon sa spécificité, l’humanité en tant qu’elle forme un tout organique et qu’elle est constituée d’un ensemble de personnes indépendantes.


Dostoïevski suppose l’Eglise et l’Etat chrétiens en ce sens que l’idée inspiratrice de leur législation et de leur gouvernement soit en concordance avec l’esprit du Christ partagé par la majorité du peuple qu’ils gouvernent.


     « Il faut que les organes politiques reconnaissent la vérité même du Christ. » (4)


(4) « Journal d’un écrivain », fév.1877,  page 461



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