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Publié par BALCHOY

 

Il semble bien que l’influence de « Don Carlos » ne se limite pas à La Légende. Le thème du parricide, si évident dans « Les Frères Karamazov », y est abordé sous un angle très voisin de celui de Dostoïevski (1)


(1)    Pour être complet, il faudrait mentionner aussi l’influence des « Brigands » de Schiller, ouvertement reconnus par l’écrivain dans les premières pages du roman.

 

 

A Philippe II qui s’écrie devant son fils menaçant :

     « Retirez-vous. De quoi tremblez-vous ? Ne sommes-nous pas Père et Fils. Je veux voir à quel acte honteux, la nature… » Carlos lui répond : « La nature . Je ne la connais pas ; ce meurtre (du marquis de Posa) est à présent l’arrêt définitif. N’y a-t-il pas Dieu ? Quoi ! Les rois peuvent-ils ainsi bouleverser sa création ? Sais-tu donc ce que tu as fait ? Non, il ne le sait pas, il ne sait pas qu’il a privé le monde d’une existence plus importante, plus noble, plus précieuse que la sienne et celle de tout un siècle. » (2)


(2)    « Don Carlos », page 149

 

Il faut rapprocher ces lignes de la plaidoirie en faveur de Dmitri. Pour l’avocat, l’amour et le respect ont à se mériter. (3)


(3)    « Les Frères Karamazov », page 776 : « Carnets des Frères Karamazov », page 1016. On peut ajouter ici l’exclamation de Dimitri devant son père lors de l’entrevue chez le staretz : « Pourquoi un tel homme existe-il ?, rugit-il soudain… Dis-moi, peut-on encore lui permettre de déshonorer la terre ? «  « Les Frères Karamazov » page 79.

 

Enfin dernier signe de l’influence de « Don Carlos » sur Dostoïevski ; à la fin de la pièce, le Grand Inquisiteur explique au roi la mort de son fils, en lui rappelant sa devise identique à celle de son homologie dostoïevskien : "P ut« t la mort que la liberté » (4)


(4)    « Don Carlos », page 165 Peut-être est-ce la même influence qui a inspiré Biélinsky dans le texte cité page 33 de cette étude, où il faut la critique de l’harmonie universelle Hégélienne. 

 

Ces indices concordants sont sérieux. L’influenxce de Schiller, datant de la jeunesse du grand romancier russe, on peut raisonnablement s’attendre à voir ce thème présent en son œuvre dès cette époque

.

En fait, dès sa nouvelle « La logeuse », Dostoïevski notait qu’un homme faible ne peut se retenir seul : « Donne-lui tout et il viendra de lui-même te rendre tout, même si tu lui as donné la moitié de l’univers. Donne la liberté à un homme faible et il te la rapporteraz. Pour un cœur naïf, la liberté ne vaut rien. (5)


(5)    « La logeuse », page 133

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

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