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Publié par BALCHOY

 

2) LA LIBERTE DE L’AGIR MORAL

 


La liberté n’est pas seulement un facteur d’imputabilité ni une condition préalable à la valeur morale d’un acte humain. (1)


(1)    N’est-ce pas la doctrine de biens des ouvrages de morale ;  ainsi Héribert Jone « Précis de théologie morale catholique », page 16

 

Dostoïevski n’a jamais pu se faire à l’idée d’un bien moral subsistant indépendamment de tout être personnel.  Qu’est-ce que le Bien, note-il dans son carnet personnel ? (2)


(2)     « Le Bien, c’est ce qui est utile, le mal, c’est ce qui est inutile. »  « Inédits de Dostoïevski », page 571

 

Mais il se reprend aussitôt : « Non, c’est ce que nous aimons. » (3)


(3)    « Inédits de Dostoïevski », page 571

 

Le Bien moral est à la fois ce qui, en nous, éveille l’amour et ce sur quoi porte ce même sentiment lorsqu’il est véritable.

 

De manière plus précise, il se ramène à la volonté de Dieu. En ce sens,  tout ce dont Dieu veut l’existence est bien en vertu de la bonté ontologique essentielle commune à tout ce qui « est », tout ce qu’en sa volonté souveraine, il attend d’une initiative née d’une réponse libre et personnelle.

 


A notre point de vue, le Bien serait plutôt la concordance entre la volonté de l’homme et celle de Dieu.

 

Autrement dit, le Bien est fait d’un dialogue entre la volonté divine et humaine, une rencontre de deux libertés.

 


Le mal moral est pur fruit de la libre volonté. Il n’est pas en effet « réalité naturelle », car il relèverait alors directement de Dieu, ce qui est inacceptable au regard de la Bonté divine.

 


 Il ne l’identifie pas non plus au néant, car on ne pourrait en avoir aucune idée et il ne se manifesterait aucunement sur terre, en contradiction avec tout ce que dénonce impitoyablement l’œuvre du romancier russe.

 


A ses yeux, le mal n’est ni « être », ni « néant », mais « aspiration au néant » rendue possible par l’exercice de notre libre volonté, mais incapable de parvenir « réellement » à ses fins.

Satan a beau nier et aspirer au néant, il ne concrétisera jamais ses désirs (4)


(((4)    « Carnets des Frères Karamazov, page 671

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yvanbalchoy13@gmail.com

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