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Publié par BALCHOY

 

La morale est de l’adoration en acte. (1)


(1)    « Carnets des démons », page 968

 

La Foi, en effet,  ne mobilise  pas seulement un secteur déterminé de la vie humaine, l’intelligence par exemple. Elle doit se traduire en lettres vivantes dans l’agir même du croyant.


Le problème moral n’est donc rien d’autre que la mise en pratique concrète de la Foi. C’est dire que la morale dostoïevskienne sera toute entière Christocentrique.


     « La morale du Christ tient en deux mots : c’est l’idée que le bonheur de la personne consiste dans le libre renoncement à soi-même pour que les autres soient mieux. L’essentiel n’est pas dans la formule, mais dans la personne qui l’a réalisée ; réfutez la personne du Christ, l’idéal incarné… » (2)

 

(2)     « Carnets des Démons », page 1049

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Et Dostoïevski de s’en prendre aux « Antéchrists », les Renan, Herzen… qui considèrent Jésus comme un homme ordinaire et prétendent sa doctrine inadaptée à l’époque de la science.


Or, affirme le grand romancier, c’est du Christ et seulement de Lui que découle tout le positif de la morale acquise. (2)

 

Peu importe que les hommes soient civilisés ou non, ignorants ou savants, pourvu qu’ils reconnaissent le Christ pour leur idéal.

 

L’esprit du Sauveur leur tiendra lieu avantageusement de science. Si tous les hommes étaient des « Christs », c’est-à-dire des saints Christophores, toutes les hésitations, les perplexités, le terrible paupérisme que la civilisation moderne se montre incapable de résoudre, ne seraient-ils pas immédiatement balayés et le paradis établi sur terre…

Le Christ donne solution à tout ce qui est essentiel et lui seul en définitive, pourvu que tous les hommes acceptent de porter en eux son image. (2)

C’est que pour Dostoïevski les critères moraux de notre agir ne peuvent se déduire que du Christ. Les principes moraux nous sont donnés par la Révélation et en sont indissociables

 La fameuse morale scientifique dont tout le monde parle en cette seconde moitié du XIX ème siècle n’est qu’une tragique utopie

 

.« Pourquoi devrais-je aimer mon prochain ou votre humanité future que je ne verrai jamais, qui ne me connaîtra pas et qui, à son tour, disparaîtra sans laisser de traces ni de souvenirs (le temps ne fait rien à l’affaire). Lorsque la terre se changera à son tour et un bloc de glace et volera dans l’espace avec une multitude infinie d’autres blocs semblables, ce qui est bien la plus absurde des choses qu’on puisse imaginer. La Vérité, votre doctrine !  Dites-moi pourquoi devrai-je être généreux, surtout si ça ne dure qu’un instant (3)

 


(3)    Carnets des Démons, page 965-968

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

 

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