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Publié par BALCHOY

Comme le pensait déjà Khomiakov, Dostoïevski est persuadé qu’en dehors de la perspective chrétienne il n’existe que nécessité et contrainte, puisque l’homme n’est plus reconnu dans sa dignité propre. (1)


(1) Khomiakov écrivait : «  Le matérialisme ne supporte pas la moindre critique scientifique mais il a sur le pur rationalisme l’avantage apparent d’offrir une sorte de substitut quasi imaginaire et par là il satisfait le besoin intime de réalité qui subsiste dans l’âme de l’homme. L’un et l’autre ne sont que les deux faces d’un seul et même système pour lequel je ne trouve d’autre nom que celui de « Necessitarisme » autrement dit « manque de liberté ». cité par A. Gratieux 

 

Au contraire, grâce à sa Foi et à son Amour, le chrétien accède à la liberté authentique, suppression de toute nécessité contraignante, en particulier celle qu’exerce le mal sous toutes ses formes. Il en sera question plus loin.


En ce sens la liberté chrétienne s’identifie pour notre auteur à la vie en Christ. Elle est donc à l’antithèse de celle que célèbre le plus souvent le monde moderne.


     « Le monde a proclamé la liberté, ces dernières années surtout, mais que représente cette liberté ! Rien que l’esclavage et le suicide ! » (2)


 « Les Frères Karamazov », page 337 

 

Aux yeux de beaucoup, la liberté s'identifie à l’assouvissement des besoins personnels ; Il en résulte « la solitude et le suicide spirituel chez les riches » et ‘l’envie et le meurtre chez les pauvres. » (2)


On accorde aux hommes des droits à l’assouvissement de besoins souvent artificiels et irréalisables. « Rien d’étonnant à ce que les hommes aient rencontré la servitude au lieu de la liberté. »


En fin de compte, conclut Dostoïevski, si les biens matériels sont accrus, la joie, signe certain de la liberté a diminué. (3)


(3) « Les Frères Karamazov » , page 338

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

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