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Publié par BALCHOY

 

 

3) L’AMOUR CONTEMPLATIF

 

Dès qu’il y a une union réelle entre deux « MOI », c’est déjà le monde entier de l’amour vivant (1)


(1)    « Si deux hommes, tels que toi, s’assemblent, alors voilà la plénitude de l’amour vivant. » : « Les Frères Karamazov », page 346.

 

Bien sûr, cet amour reste souvent imparfait  parce qu’il s’adresse non à une idée mais au Christ vivant atteint directement par la médiation des hommes qui en sont de vivantes images.


Cet amour n’atteindra sa plénitude que s’il rejoint effectivement la personne de l’Homme-Dieu.


Un tel amour dont on ne sait pas clairement la vérité a de la peine à s’exprimer. Il est encore trop centré sur le MOI séparé,  au lieu d’être tendu vers la réalité aimée.


Tout imparfait qu’il soit cet amour semble à Dostoïevski suffisant pour atteindre le salut, puisque, grâce à lui, un contact réel s’établit entre le fidèle et l’idéal.

Dans « Les frères Karamazov », Dostoïevski appelle « contemplatif » cet amour, à cause de son caractère pqar trop intellectuel.

 

Cette forme d’amour se contente de rêver à des actions merveilleuses et héroïques tout en menant en réalité une vie banale et peut-être mesquine.

 

Trop centré sur soi, l’amour contemplatif a soif de réalisation immédiate ou de l’attention générale.

 


Il pourra, à l’occasion aller jusqu’au sacrifice total, la mort en faveur d’autrui « pourvu que cela ne dure pas longtemps, que tout s’achève rapidement comme sur la scène et les regards et les éloges (2)


(2)    »Les Frères Karamazov », page 60

 

 

En faisant l’effort de se conformer à la vérité perçue, à l’intelligence et aux valeurs découvertes par le cœur, la volonté se rend apte à recevoir le « don » divin,  transmue la qualité de son amour en l’alimentant immédiatement à l’Amour infini du Christ.

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com  

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