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Publié par BALCHOY

   Dostoïevski a-t-il rencontré cet Amour ?

 

Au temps des « Pauvres Gens », le jeune romancier était persuadé du triomphe de l’amour dans tous les domaines de la vie individuelle et sociale.

Mais la déception succède vite à cet optimisme trop facile. Il est vrai que l’homme ne peut vivre sans amour ; mais il est tout aussi certain que l’expérience vécue de l’amour autant au plan profane qu’au plan religieux naturel ne satisfait qu’imparfaitement ce besoin fondamental du cœur humain.

 

Tout  véritable amour a beau être persuadé intellectuellement  qu’il vaincra la mort, il ne peut s’empêcher de ressentir une certaine angoisse devant le mystérieux avenir qui l’attend au-delà du tombeau. Mais c’est là une question qui reste sans réponse tant que son désir d’amour n’a pas rencontré le vrai Amour qui dépasse les forces de l’homme tout comme il dépasse le monde visible.

 

 c) Courant descendant : LE DON DE L’AMOUR.

L’Idéal Christ s’unit sous plusieurs modes au fidèle pour lui communiquer le grand don de l’Amour.

Le grand commandement du Christ : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme et   de toutes tes forces et ton prochain comme toi-même. »a été une préoccupation permanente de Fédor Mikhaïlovitch. En écrivant le « Carnet de Macha » il note que c’est là une exigence quasi impossible à réaliser à la lettre (1) hormis le cas du Christ. Sans doute, depuis Jésus, est-il évident qu’on atteindra au terme de l’évolution.


(1)   « CARNET DE MACHA », page 60

 

Mais alors, l’homme ne sera plus, pense-t-il,  un être terrestre.

 

En 1877, il est toujours hanté par les mêmes soucis, mais la solution se fait plus précise en son esprit. Commentant Anna Karenine de Tolstoï il insiste sur l’incompétence radicale de la science dans le domaine moral « Certes chacun peut comprendre qu’il faut aimer son prochain comme soi-même. C’est là toute la science de la vie humaine telle que le Christ vous l’a donnée : mais l’intelligence ne pourra jamais nous la révéler. « Si nous voulons juger à l’aide de la raison le principe qu’il faut aimer son prochain comme soi-même, nous le trouverons absurde et à titre d’exemple, Dostoïevski cite le « Levine » de Tolstoï :

     « La raison m’a conseillé la lutte pour l’existence et m’a dicté la précaution de me débarrasser de tous ceux qui se trouveraient entre moi et mon désir (2)

 

(2)   « Journal d’un écrivain », traduit par Bienstock et John Nau, page 533

 

 

 

 

 

 yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

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