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Publié par BALCHOY

 

 

Dans le même contexte, écrivant à son ennemi Tchernichevski l’auteur de « Que faire ? » akors en proie à de dures critiques, Dostoïevski note :

 

     « Vous avez réellement souffert non d’un homme en particulier, mais des hommes en général. Aimer les hommes en général signifie sûrement déjà mépriser et souvent même haïr un homme concret et qui se trouve tout près. » (1)


(1)    Cité par Paul Evdokimov : « Le problème du mal chez DostoÏevski, page 237

 

Là où l’amour de l’humanité n’est plus qu’une « idée », il reste irréalisable puisque sans objet. Il n’y que le sentiment de l’amour du prochain, la saisie vitale et personnelle de ce frère tout proche qui puisse se justifier et se réaliser (2) et ailleurs « l’amour est incompréhensible comme «idée il ne nous est accessible que comme sentiment. »


(2)    « Journal d’un écrivain » déc. 1886 page 422

 

La Vérité que l’amour doit atteindre s’identifie à la personne du Christ.

 L’objet concreet de l'amour

de l’amour est le « divin » en l’homme, c’est-à-dire cette image du Christ qui réfère la créature à son créateur et prend vie dans le cœur du fidèle qui y consent.


Cette image, le Chrétien devra la saisir sous deux modes différents. Il l’acceptera d’abord sous sa dimension « verticale » en s’unissant au Christ, éternellement présent au monde, puis horizontalement en la visant dans la personne de ses frères eux aussi déiformes et appelés à devenir activement Christophores.

 

 La grande révélation de Jésus concerne le devoir et la nécessité de relier et même d’unifier ces deux formes d’amour. Dostoïevski le rappelle dans un article sur le Christianisme russe, paru dans le « Journal d’un écrivain » :


     « Dans le Christianisme russe, en réalité et pas seulement mystiquement règne le seul amour de l’homme, la seule image du Christ ; au moins, c’est l’essentiel ! » (3)

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 (3)    Journal d’un écrivain », édition russe, tome II, 1876, page 367

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Aimer, c’est donc se rythmer sur la vie même de Dieu , vouloir ce qu’ Il veut et surtout vouloir Dieu Lui-même, Bien suprême, en son Fils, en chaque homme et même en tout ce qui vit.


     « Mes frères, ne craignez pas le péché, aimez l’homme même dans le péché, c’est là l’image de l’amour divin, il n’y en a pas de plus grand sur terre. » (4

 

(4)    « Les frères Karamazov », page « 342

 

 

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

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