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Publié par BALCHOY

B) L’homme en quête d’amour (courant ascendant)

 

 

Si Dostoïevski préfère le « amo ergo sum » au « cogito, ergo sum », c'est parce qu’il est convaincu que l’homme ne prend conscience de sa grandeur et de son originalité dans le monde que lorsqu’il vit un amour actif et passif.

 

Le « j’aime, donc je suis » est bien plus vrai comme le souligne Bohatec (1) », que la célèbre sentence cartésienne, car la pensée pure  peut provenir d’une vie illusoire.

 

L’amour réalise la vie. Il constitue la seule force capable de relier le « moi » au « Tout » et d’assurer la cohésion de la vie à tous les niveaux de l’Être.

 


(1)  Bohatec, ouvrage cité, page 17

 

 

Amour et Vie s’impliquent à ce point que celui qui n’aime pas ne vit pas vraiment.

Si le « Satan » d’Yvan Karamazov ne réussit pas à rejoindre la réalité et à « s’incarner », fût-ce dans une vieille marchande obèse, c’est surtout parce qu’il n’aime pas.

 


En revanche n’est-ce pas l’amour de Sonia qui sauve Raskolnikov, celui de Grouchenka qui rachète Dimitri.

 

Stépane Trophimovitch, à la fin de sa vie, découvre sa dignité absolue, son immortalité à travers son amour pour Dieu.

 

    « Mon immortalité est une nécessité pour cela seul que Dieu ne voudra pas commettre une injustice et éteibdre à tout jamais l’amour qui s’est allumé pour lui en mon cœur… L’Amour est le couronnerment de l’Être : comment serait-il possible que l’être ne lui fut pas soumis. Si j’ai aimé ainsi Dieu et me suis réjoui de son amour, est-il possible qu’iul nous éteigne moi en mon amour et nous plonge dans le néant. Si Dieu existe, je suis immortel. Voilà ma profession de Foi. »

 


(2)  Les Démons, page 692.

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

 

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