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Publié par BALCHOY

 

 

Parce qu’il met l’homme en contact direct avec son idéal, l’amour en fait à un degré supérieur une personne libre et responsable.

 

C’est cette conviction qu’un personnage de la nouvelle intitulée : « Une fâcheuse histoire » exprime en quelque sorte à rebours :


     « Je suis humain, donc on m’aime, on a confiance en moi, donc on croit en mes paroles. (1)


(1)    « Une fâcheuse histoire », page…

 

L’Amour ne se contente pas d’affirmer sa propre existence, il recèle une force  créatrice, puisqu’il transforme le « toi » de la Foi, lui-même dérivé du « il » en un « nous ». Ce nouveau terme, loin de dissoudre les « moi » les renforce dans l’être.


La conscience de soi est proportionnelle à la capacité d’aimer.

 

Par cet amour, on renonce partiellement à sa personnalité et on absorbe une partie de la personnalité de l’autre. A la logique de Descartes, Dostoïevski substitue la primauté de l’amour :


     « Une fois dans l’infini de l’espace et du temps un être spirituel par son apparition sur la terre a eu la possibilité de dire : « Je suis et j’aime. » (2)

 

(   (2) « Les frères Karamazov, page 347.

Cette parole peut-être intervertie en « j’aime donc je suis » sentence beaucoup plus vraie que la parole de Descartes : « Je pense donc je suis. », car la pensée peut provenir d’une vie toute en idée et donc bien peu réelle. Déjà dans « Les pauvres gens », sa toute première œuvre, Dostoïevski faisait dire au héros de sa nouvelle « Je sais ce que je vous dois, ma chère. Avant vous, mon petit ange, j’étais solitaire et comme endormi, à proprement parler, je ne vivais pas (page 1155)

 

 

Ainsi l’Amour est créateur de vie, ainsi que le romancier le rappelle plus d’une fois dans ses « Notes d’hiver sur des impressions d’été ».

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

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