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Publié par BALCHOY

 

 

En orientant le fidèle vers l’idéal, la Foi lui donne l’occasion d’approfondir sa propre condition. Comment dès lors le « OUI » adressé à Jésus pourrait-il ne pas se transformer aussitôt en cette forme de consentement d’où jaillit la vraie liberté.


Il y a plus ! L’Idéal Christ n’est pas une réalité figée, mais une personne vivante. La réciprocité active qui s’instaure entre le croyant et le Verbe fait chair entraîne une mise en commun qui, bien entendu, ne peut être réellement enrichissante que du côté du croyant.


En entrant en contact avec la liberté plénière de Dieu, le fidèle devient capable de transcender l’ordre des nécessités imposées par  le monde terrestre et se voit ainsi ouvert à la liberté suprême de l’amour. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi l’homme bien disposé suit librement le Christ, séduit et captivé par Lui.

 

 N’est-il pas attiré par cette aspiration au Beau et au Bien absolus qui sommeillent en Lui ? L’Homme-Dieu lui apparaît comme celui qui répond à ses besoins profonds d’une façon qui les dépasse infiniment.


Plus le consentement à la Foi est soutenu résolument par la « volonté de croire », plus il en ressent existentiellement le bien fondé, car il y trouve la Vérité qui délivre. Au fur et à mesure que le croyant éprouve le besoin impérieux de cette image idéale à laquelle il communie déjà pour son bonheur. (1),


(1)    « Carnets des Démons », page 897

 

Il se rapproche de Dieu, se rend plus étroitement semblable à Lui, en participant à sa vie et à sa liberté souveraine.


Tout cela explique la nécessité de garantir la libre volonté du croyant. A cet égard, il existe une contrainte intérieure (2) plus subtile que tout autre, celle qui s’efforce de transformer une


(2)    La contrainte purement externe ne nous intéresse pas ici, car elle ne porte pas directement atteinte à la liberté du croyant. Il en sera question au chapitre suivant en fonction de celui qui l’exerce sur son semblable.

 

personnalité en s’attaquant secrètement à sa volonté sans lui laisser la possibilité de prendre conscience des pressions qui s’exercent sur elle. (3)

 

(3)    Si elle échappe « en soi » au déterminisme, la volonté » peut perdre tout contrôle pratique sur l’agir d’un être, auquel désormais la vraie liberté, harmonie personnelle, devient inaccessible.

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

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