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Publié par BALCHOY

 

 

 

1) l'incroyance ou la solitude de l'homme qui n'a pas rencontré son idéal.

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Celui qui ignore Dieu et méconnaît consciemment ou non l’idéal chrétien devient incapable de se connaître en profondeur ; il ne peut dès lors accéder à la vraie liberté et demeure ballotté entre toutes doutes de pressions contradictoires ; Ne reconnaissant rien au-dessus de son « moi », il demeure enfermé dans une solitude sans issue, celle que Jean Paul Sartre plus tard a bien exprimée en son œuvre. Il lui est impossible d’entrer en dialogue « réel » avec les autres hommes, ne ressentant avec eux qu’une similitude physique ou psychologique. Inutile d’insister sur le négatif d’une telle situation, les analyses précédentes l’ont fait amplement.

Quelle relation existe entre certaines formes d’athéisme et la foi et quel est le chemin le plus direct qui mène de l’une à l’autre ?

S’il existe un type d’incroyant passif et sans ressort vital, incapable d’amour qui semble condamner à stagner dans un monde absurde auquel il s’est adapté une fois pour toutes, il en existe un autre, « parfait, nonnette et désintéressé r amour ; il occupe selon Fédor Mikhaïlovitch l’avant dernier échelon qui précède la Foi parfaite.

Toute la question est bien entendu de savoir s’il fera ou non ce dernier pas. Rencontrera-t-il oui ou non l’authentique amour qui élève son existence à un niveau supérieur.

     « Les œuvres de miséricorde éduquent l’âme. Sois athée, mais par les œuvres de miséricorde tu arriveras à la connaissance de Dieu. » (1)

C.F. les « Carnets des Frères Karamazov », page 877. Seul celui qui réalise la vérité est à même de connaître la vérité vivante et inaccessible aux seuls concepts de l’intelligence. »

Ainsi chez un Kirilov, l’intelligence conquise par l’évidence des lois empiriques nie avec force un Dieu en qui elle voit un obstacle à l’épanouissement personnel tandis que le cœur aime en secret celui que l’esprit réprouve. L’ingénieur est vraiment au seuil de la Foi ; malheureusement il semble bien que jamais il n’a franchi le petit espace qui le sépare de l’adhésion intégrale. (2)

(2) « Carnets des Frères Karamazov », page 877. Il semble que Dostoïevski ne voit guère de différence entre l’athéisme et cette pseudo-foi qu’il appelle « à la conditionnelle » ou à la « luthérienne », foi purement intellectuelle ou affective, mais qui n’a pas connu l’instant de la rencontre (3)

De même cet énigmatique projet concernant « l’Idiot » dans ses carnets « et maintenant soif de beauté et d’idéal et en même temps absence de foi en l’idéal : « Carnets de l’Idiot », page 740

 

 

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