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Publié par BALCHOY

 

 

Pour s’approprier une valeur personnelle, l’intelligence doit reconnaître ses limites et tout particulièrement son incapacité à répondre pleinement aux aspirations du cœur humain. Le renoncement librement accepté à une certitude intellectuelle absolue, qui étoufferait la volonté et ferait obstacle au déploiement de la liberté, permet l’éclosion de la confiance, sentiment indispensable à toute vraie rencontre. Pour comprendre l’autre, il faut accepter qu’il soit plus que ce que l’on en connaît et consentir à recevoir de lui dans la liberté.

 

b) La Foi, don de Dieu (courant descendant)

La Foi est dialogue. Aussi l’effort d’ouverture de l’homme n’est rien sans la rencontre de Dieu qui la suscite et vient y répondre. Ce don touche l’homme au plus intime de lui-même.

Sans doute faut-il y répondre. « Devenir un homme nouveau » n’est pas à la portée du seul enthousiaste. Seuls la liberté, maitrise de soi rend apte à recevoir le don de régénération et de résurrection morale. (1)

CF « Les Démons » page 915 et « Les Frères Karamazov », page 619

La Foi ne s’acquiert pas non plus par un simple effort intellectuel ; elle doit être soutenue par Dieu qui agit directement sur la volonté sans cependant se substituer à elle.

     « Vous croyez qu’avec  l’aide de Dieu vous déplacerez la montagne. Ce n’est pas si mal. Vous voulez croire au moins. » (2)

« Les Démons » page 714 : C’est Tikhone qui parle ici. CF. Miguel de Unamuno, « le Sentiment tragique de la vie », col. Idée n. 68 « La Foi est le pouvoir créateur de l’homme. Mais comme elle a une relation plus intime avec la volonté qu’avec n’importe quelle autre faculté, nous la présentons sous sa forme volitive » page 227

Un tel don ne devient accessible et donc efficace que lorsque s’établit un contact immédiat entre un sujet croyant  et l’Idéal-Christ. Entre la simple intuition de l’absolu et l’authentique expérience religieuse, il y a « l’instant de la Foi » au moment de la rencontre. A ce stade, l’homme communie déjà inchoativement à la vie divine, grâce à la médiation du Verbe Créateur ; l’union à l’idéal se réalise de diverses façons que nous envisagerons tour à tour.

 

L’écriture, rencontre du Christ

La Bible et tout particulièrement l’Evangile occupe toujours une place de choix dans les lectures de Dostoïevski, surtout à partir de son séjour au bagne. L’Ecriture Sainte fut d’ailleurs étroitement associée à ses toutes premières découvertes intellectuelles et morales, puisqu’il apprit à lire dans les « Cent quatre histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament’ livre qu’il conserva jusque sa mort. (3)

    (3)  CF une allusion à ce livre dans « Les Frères Karamazov », page 312 ; beaucoup d’allusions à propos de la jeunesse de Zossime sont autobiographiques.

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Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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