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Publié par BALCHOY

 

 

Dostoïevski a expérimenté personnellement cette clarté à la fois instantanée et éternelle qui précède les crises d’épilepsie. Le soupçon que ces éclairs et illuminations n’étaient peut-être qu’une maladie l’a tourmenté. Bohatec dans son ouvrage sur l’écrivain russe note à ce propos que Dostoïevski se met au-dessus de ces considérations. Le critique rapproche la pensée de l'écrivain russe  de celle de Carus  qui signale qu’il peut y avoir un rapport entre la vie religieuse et des phénomènes pathologiques, comme une tension anormale. Carus écrivit en effet dans « Psyché » « La nostalgie persistante de la prière va au-devant de ces évènements comme chaque pressentiment du malade précède la crise qui approche (1)

Bohatec : Dostoïevski, page 263. Cf. également cette étude, page…

Sa Foi fut-elle pour autant sereine et paisible ? Sûrement pas !  Il faisait partie de ces natures dont la Foi est un perpétuel combat entre le « OUI » et le « NON », un « Pro et contra » incessant jusque sa mort ; Il semble bien  que le cœur de Fédor Mikhaïlovitch à partir des années 1870 résiste fermement à tous les arguments que continue à lui opposer sa raison critique, persuadé qu’il es,  par l’Amour de la vérité vivante incarnée dans le Christ.

 

Il nous est donc à présent plus loisible de comprendre pourquoi la Foi exige selon lui une limitation volontaire de la certitude intellectuelle. Elle ne peut en effet s’ouvrir sur l’amour que si elle est animée du souffle de la liberté. Pour croire authentiquement, il faut accepter de ne pas tout savoir, et surtout de ne pas se limiter à « savoir ». Une certitude d’ordre mathématique n’a pas besoin d’être soutenue par une volonté qui risque de la troubler inutilement. C’est pourquoi la science préfère souvent les renseignements fournis par des instruments impersonnels qui garantissent son objectivité rigoureuse.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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