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Publié par BALCHOY

 

 

  L’état religieux n'est pas en soi un état supérieur. Une vie monastique privée du souffle divin serait plutôt une entrave sur le chemin de la perfection.

 

Le monachisme authentique apparaît chez Dostoïevski comme l’acceptation intégrale et la soumission totale à l’unique Vérité qui est celle de l’Esprit.

 

L’option d’Aliocha est à ce point de vue révélateur : une fois convaincu que Dieu et l’immortalité existent, il décide de vivre pour cette immortalité sans compromis en relation avec la parole du Christ (1)

 

     -« Si tu veux être parfait, donne tout ce que tu as et suis-moi. »

 

 

(1) « Les Frères Karamazov » page 25. Cf. également cette étude, page…

 

Aliocha illustre bien ce « maximalisme » qui est aux yeux du romancier russe l’indice le plus valable de l’authenticité de sa vocation. Le jeune novice a compris que c’est à lui personnellement que s’adresse l’appel du Christ.

 

Il entre au monastère, animé du désir de miser sa vie sur le spirituel par la chasteté, l’obéissance et l’humilité.

 

La vie du moine a donc une portée eschatologique évidente ; elle veut rappeler existentiellement aux hommes les réalités à venir. Sans doute, Dostoïevski n’a pas trouvé exactement dans le monachisme russe de son époque le moine idéal auquel il rêvait.

 

Le portrait du Père Théraponte constitue sans aucun doute une méchante caricature. En revanche,  Zossime évoque le moine de demain ; il vit trop l’éternité paradisiaque pour incarner le présent.

 

Dostoïevski attend beaucoup de ce moine à venir : il sauvera la Russie et la délivrera de toutes ces influences étrangères qui risquent de ternir l’authenticité de son Christianisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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