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Publié par BALCHOY

Ainsi la morale ne se lit parfaitement que sous le regard de la Foi qui la déchiffre de l’image du Christ.


Pourtant une formule intelligible de la loi demeure, on l’a vu, nécessaire pourvu qu’on en reconnaisse les limites et qu’on la subordonne à l’esprit qu’elle transpose.


Ne pourra exprimer valablement en lois objectives l’esprit de l’authentique éthique que celui qui vivra existentiellement uni au Christ et en qui en qui s’incarnera activement son image (icone).


En effet, la seule éthique qui puisse mesurer le salut de l’homme tout comme la seule anthropologie existante est donc pour Fédor Mikhaïlovitch chrétienne ; seuls des chrétiens fervents sont capables de formuler avec certitude ce qui appartient à la « nature » et d’exprimer le


La seule vérité capable de régir la morale éternelle est « celle-même du Christ telle qu’elle est reconnue par le simple croyant. » (1)


(1)   »Journal d’un écrivain », fév. 1877, page 461

 

La grande tâche des moralistes devrait être de rendre toujours plus intelligible la dynamique même qui anime l’expérience morale vécue, car tout amour anarchique est voué à l’échec.


Le bien moral résulte donc de la rencontre ou de la synthèse des exigences insérées par Dieu au sein de la « NATOURA » et de la liberté personnelle qui les fait « exister » en leur donnant épaisseur et vie.

Au plan de la morale existentielle, la liberté apparaît donc comme une double victoire sur le mal.


Celui-ci ne constitue pas seulement à rejeter le Bien et la Vérité, mais aussi la liberté puisqu’ainsi la volonté humaine fait obstacle à la réalisation de la volonté divine, devoir moral essentiel.


De manière plus profonde, l’un et l’autre de ces possibles refus apparaissent dans la perspective dostoïevskienne comme un reniement, ontologique, tant général que particulier, sous sa forme statique et dynamique qui entraîne logiquement le rejet de Dieu Lui-même en sa Vérité et en sa Liberté.



 

Il nous reste à présent à préciser le rôle qu’on à jouer l’Eglise et l’Etat pour favoriser cette liberté.





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