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Publié par BALCHOY

Dostoïeveki est persuadé que plus on se réfère au dynamisme moral de l’image du Christ, signe, rappelons-le,  de sa présence actuelle dans le cœur du croyant, plus on la laisse vivre en soi et mieux on s’en imprègne de cœur et d’intelligence, plus on prendra conscience que le vrai et définitif ordre moral est contenu tout entier dans la personne et l’agir de Notre Seigneur Jésus-Christ. (1)

(1)   Il est intéressant de rapprocher les lignes ci-dessus de la conclusion de Vladimir Soloviev en son œuvre : « Les fondements spirituels de la vie. » écrits entre 1882 et 1884, soit dans les années qui ont suivi immédiatement la mort de Dostoïevski. Etant donné l’intimité qui régnait entre les deux hommes entre 1878 et 1881, on peut penser légitimement qu’ils se sont sans doute entretenus plus d’une fois du fondement de l’être moral qui préoccupait tant le grand romancier.

Voici ce passage de Soloviev :

Le but dernier de la morale individuelle et de la morale sociale, c’est que tous et tout deviennent conformes à l’image du Christ … Il dépend de chacun de nous de participer à la réalisation de ce but en ayant devant nous, comme modèle, le Christ,  dans notre activité privée et publique…Les cadres de la loi morale et les préceptes  mêmes de l’Evangile sont encore insuffisants, si on les prend à la lettre et non pas dans leur esprit. Même le commandement de l’amour, ce commandement suprême  qui renferme en lui tous les autres peut être mal entendu et appliqué dans un sens faux : non seulement il peut l’être, mais il l’a été et il l’est. Les uns disent que l’amour évangélique est avant tout l’amour envers Dieu et, au nom de cet amour, ils prétendent avoir le droit et même le devoir de persécuter ceux de leurs frères qui professent leur foi en Dieu d’une autre manière qu’eux-mêmes. Les autres affirment que l’amour évangélique exige que l’on ait pour tous et pour chacun une bienveillance indifférente et froide et semblent n’admettre de la part des gens paisibles et innocents aucune mesure de défense contre les assassins, les oppresseurs et les voleurs. Les premiers, au nom de l’amour de Dieu déshonorent le nom divin par leurs actes de fanatisme, les seconds au nom de l’amour du prochain veulent qu’on s’abstienne d’intervenir, bien que la perte de beaucoup doive s’ensuivre. Je n’oserais pas dire que tous agissent contre leur conscience et le savent, mais il est clair que je n’oserais pas non plus affirmer non plus qu’ils ont éprouvé leur conscience, comme il faut. Mais le meilleur et l’unique moyen de contrôle est ici près d’eux.

Il suffit avant de prendre une décision importante pour la vie personnelle et pour la vie sociale d’évoquer dans notre âme l’image morale du Christ, de nous en pénétrer surnaturellement et de nous demander : « Pourrait-il, Lui, agir ainsi ? » ou autrement dit : « Approuve-t-il ou non cette action ? », « me bénira-t-il ou  non de l’accomplir ? ».

Je propose ce contrôle à tous. Il ne trompera pas. Dans des cas douteux, s’il vous est encore possible de de reprendre et de réfléchir, pensez au Christ, imaginez-Le vivant tel qu’il est en Vérité.  Et chargez –Le de tout le poids de vos doutes. Il a accepté d’avance de prendre avec tous les autres ce fardeau » (page 238-24

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

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