Vendredi 22 janvier 2010
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14:35
Faut-il vraiment opposer une liberté qui se résume dans le choix tourmenté de l'homme face à Jésus et une simple maîtrise de soi humaine, vécue dans le cadre d'une religion
naturelle ?
Nicolas Bediaëv souligne la connexion des deux formes de liberté d'une façon qui nous semble satisfaisante. Il distingue la "liberté
initiale", plutôt orientée vers le choix et la "liberté finale" ou "raisonnable", voir
"divine". Entre elles, des différences certes, non un abîme infranchissable. La dignité de l'homme exige en effet la reconnaissance de ces deux
formes de liberté, liberté dans le choix de la vérité, liberté dans la vérité. (1)
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(1) N. Berdiaëv : "L'esprit de Dostoïevski", page 71-75.
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Nous reviendrons sur cette distinction capitale. En fait Berdiaëv se réfère peu aux textes mêmes du romancier russe et c'est à partir de lui que nous voudrions étayer nos propres conclusions.
Pour y arriver cherchons d'abord l'étymologie du terme "SVOBODA", non que l'écrivain ait été nécessairement guidé par elle, mais parce qu'elle fait
partie intégrante du génie de la langue russe et lui donne une coloration originale que subissent, inconsciemment le plus souvent, ceux qui la parlent.
Les spécialistes sont légèrement divisés sur l'origine exacte de ce mot. Certains le font remonter à un terme archaïque, "grand russien" : SUAYABIE
(personne). D'autres penchent pour une triple racine "SUS-BHOO-DO",en russe actuel "SVOÏ BITIE
DAÏOUCHTCHEIE" (celui qui se donne son propre être, sa propre existence). D'autres pensent tout simplement à l'adjonction d'une terminaison 'ODA" à l'adjectif possessif "SVOÏ" (sien). Enfin
selon certains slavophiles, "SVOBODA" vient simplement de "SVOÏ" et "BYT" : être soi-même. (2)
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(2) A. Gratieux, ouv. cité, tome II, page 172.
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Par BALCHOY
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Publié dans : poesie-action
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