Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Catégories

Archives

Publié par BALCHOY

 

Dans le cadre des tragiques évènements de Paris puis de Verviers en Belgique, la couverture d’un journal Belge que j’avoue ne pas apprécier la DH, suivie, je crois par ce regroupement capitalistique « Sud Presse » m’a déplu.

 Non seulement elle célébrait la victoire des Forces de l’ordre dans ces émeutes terroristes mais elle donnait l’impression de se réjouit de la mort de quasi tous les Islamistes.

Pour ma part, je ne pourrai jamais considérer comme une victoire ou comme un heureux évènement la mort d’un homme, fût-il un grand criminel. Certes dans les évènements actuels, il est incontestable que les policiers se trouvaient devant un cas manifeste de Légitime Défense.

 De plus les agresseurs semblaient, animés par leur idéologie religieuse, désirer mourir dans cet affrontement dont ils ne pouvaient guère sortir vainqueurs, pour devenir martyrs et bénéficier du bonheur promis par le Coran

Je ne condamnerai donc pas ces morts à la fois voulues en un sens par les intéressés et légitimés par la loi mais il me semble que dans le commentaire de la couverture du journal cité plus haut et dans beaucoup de commentaires entendus à la radio et à la Tv ces jours-ci, il y a comme un « OUF » presqu’heureux de voir les méchants anéantis.

 J’aurais préféré pour eux d’abord, si graves soient leurs délits, pour l’obtention de la vérité ensuite qu’ils comparaissent devant un tribunal légal pour être punis certes de leur forfaits mais aussi pour qu’on en sache plus sur les causes de leurs actions et les auteurs ultimes de leurs actes.

 Ce que je n’admets pas et n’admettrai jamais c’est cette sorte de réhabilitation de la peine de mort que de semblables medias ou publications tentent de ranimer auprès de nos citoyens.

 En effet, s’il s’avérait que sur intervention des autorités ou pression de leurs supérieurs il avait été décidé de mettre à mort ces émeutiers, ce que je ne crois pas, je condamnerais vigoureusement ces consignes détestables et condamnables.

 Hier, dans mon étude sur Dostoïevski, j’ai rappelé son opinion sur la responsabilité non seulement individuelle mais aussi collective des délits sociaux.

Je ne résiste pas au désir de vous citer le grand écrivain russe tellement au-dessus de médiocres feuilles de chou qui croit guérir une haine par une autre haine.

 

 «  La peine du criminel ne peut être une compensation haineuse du mal commis ; le but demeure toujours le redressement du criminel dans sa dignité humaine sa réintégration aussi dans la communauté sociale. L’auto-conversion personnelle est le meilleur moyen de diminuer la criminalité. « Non, le peuple ne nie pas le crime ni n’ignore point que le criminel est coupable. Le peuple sait seulement qu’il partage lui-même la culpabilité de chaque criminel. (1) Journal d’un écrivain », 1873, page 115. La peine de mort n’a aucune place dans une telle perspective. « 

  yvanbalchoy13@gmail.com

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article