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Publié par BALCHOY

LAHAINE.VA OU LA TRAHISON DE LA DEMOCRATIE ET DE LA FRATERNITE CITOYENNE (REEDITION)

Le nouveau (?) Credo de Bart de Wever  leader d'un Nationalisme qui en rappelle d'autres qui ont fait tant de mal à l'Europe du siècle passé n'aura troublé que ceux qui ne l'avaient jamais lu jusqu'à sa dernière ligne.

Je suis convaincu que Pierre Mertens avait raison ; dommage qu'il n'ait triomphé judiciairement que sur un timing et non sur le fond.

 

Avant de tenter de comprendre le programme du chef de la N VA, il n'est pas inutile  de voir d'où il vient,  des rencontres significatives qui ont émaillé sa jeunesse, des actes et des propos qui prouvent clairement une certaine sympathie de sa part pour sinon le troisième Reich au moins pour les flamingants qui entre 1940 et 1945 ont collaboré avec le National-Socialisme.

 

On ne peut reprocher à Bart De Wever leur choix pendant la guerre en faveur de  ce Nationalisme flamand avec lequel les occupants nouèrent des relations plus qu'amicales. Même si cette collaboration d'après Bart, fut passive elle n'est pas à leur honneur.

 

J'avoue pour ma part, en pensant à mes parents qui furent poursuivis par les rexistes, autre forme de nationalisme sordide, au point qu'à huit ans je fus obligé de me réfugier avec toute ma famille dans la clôture d'un couvent de moniales je suis heureux et fier de leur honneur. Et pourtant au terme de la guerre,  chrétiens convaincus ils choisirent d'accueillir par trois fois des enfants des pays vaincu en notre foyer, puis une petite française,  tenant à faire la différence entre les victimes qui se situaient de part et d'autre du Rhin et les idéologues nazis allemands ou parfois flamands qui comme Degrelle n'étaient que des traitres salauds.

 

Bart de Wever a-t-il pris ses distances par rapport à l'idéologie qu'il a connu durant son enfance. Seuls ses actes et paroles peuvent en témoigner.  Je crains fort que la réponse soit négative comme <Pierre Mertens et beaucoup d'autres l'ont rappelé.

 

 

Je ne signalerai ici sa présence plutôt  sympathique auprès d'un facho déclaré comme Le Pen, son assistance plusieurs fois aux funérailles de militaires flamands ayant porté l'uniforme  nazi et combattu avec les allemands notamment contre Union soviétique. Ces funérailles n'étaient pas des manifestations strictement privées mais ont donné l'occasion maintes fois à mettre en valeur leur combat qui trahissait la cause de leur pays.

 

Enfin nul n'a oublié la remarque pour le moins déplacée de Bart De Wever critiquant son prédécesseur pour avoir regretté la participation prouvée de beaucoup de policiers Anversois dans les raffles de juifs soutenues par ce qui tenait lieu d'administration communale de l'époque.

 

Ainsi Bart De Wever  n'est pas seulement un nationaliste flamand ordinaire. Non seulement je ne crois pas qu'il ait condamné fermement la collaboration du Nationalisme flamand de la guerre mais il lui a donné quelques gages condamnables de sympathie.

 


 

Aujourd'hui il se dit démocrate puisque par exemple il est devenu bourgmestre d'Antwerpen non seulement par les élections (il n'a tout de même pas obtenu la majorité absolue  des votants) mais avec la collaboration honteuse de quelques partis flamands plus soucieux de participer au pouvoir local qu'à prendre leur distance face à un parti clairement extrémiste.

 

Nous pouvons à présent en venir au fond du programme de la N. VA.  Il résulte d'un pari que j'espère perdu d'avance sans en être certain en pensant à quelques socialistes wallons qui, je le crains, pourraient tenter un arrangement glauque avec le nord u pays pour arriver à cette Wallonie dont ils deviendraient vraiment les maîtres plutôt que les élus. J'espère de tout mon coeur que cette crainte est vaine et que tous les wallons resteront solidaires de leurs compatriotes francophones de Bruxelles, puisque celui qui se croit prophète d'une Flandre nouvelle indépendante, en vrai dictateur culturel,  ne reconnaît pas aux Bruxellois le droit de choisir leur destin

 

 

La reconnaissance de la région de Bruxelles, région bilingue qui se distingue des deux autres régions pratiquement unilingues à l'exception de la communauté de région allemande qui mériterait de devenir région,  est la gage de la survie de la Belgique qui depuis plus de à ans a prouvé  qu'une vraie démocratie qui réussit peut naître dans la solidarité de communautés plurilingues. Wallons nous ne lâcherons jamais nos concitoyens bruxellois quel que soit leur langue.

 

Si tel est le cas et si, notre constitution, déjà mis à mal, par le premier lieutenant de De Wever, le violeur de la constitution Belge  (dans les communes à facilités) l'impuni Bourgeois, est respectée, le modèle  de la Belgique fédérale (et non pas confédérale comme le veut le bourgmestre d'Anvers) pourra subsister et le destin politique de la N.VA s'alignera progressivement sur le déclin du Rexisme en Wallonie.

 

En tout cas, pour ma part, je me sens totalement solidaire de tous ceux qui en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie refusent le nationalisme noir et triste comme son président de la N VA.

 

Et si par malheur le charcutage antidémocratique de la Belgique proposé par De Wever triomphait grâce à la traitrise de partis flamands, wallons ou bruxellois dit démocratiques, je préfèrerais bien sûr rompre avec une Flandre dont le territoire ne comporte pas un cm2 du territoire de Bruxelles dont à mes yeux elle n'est nullement la capitale et trouver entre la Wallonie et Bruxelles une manière de vivre respectueuse bien sûr de la francophonie mais aussi du caractère bilingue de Bruxelles.

C'est aux flamands démocrates de choisir entre l'assujettissement à une forme da fascisme nationaliste  dont on vu le siècle dernier à quelle impasse ils menaient ou le maintien d'une unité dans la diversité  de nos trois ou quatre régions Bruxelles, la Flandre, Wallonie et la région allemande qui ont tout à gagner en se montrant fidèles à leur essence mais aussi solidaires<.

 

Il est grand temps pour nos compatriotes belges flamands de se débarrasser d'un parti qui est celui de la haine  et d'un libéralisme dur qui, comme on le voit déjà à Anvers, protège les riches et les puissants même criminels en col blanc mais est impitoyables pour les plus pauvres et les minorités culturelles ou sexuelles.

 

 

 

Yvan Balchoy

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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