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Publié par BALCHOY

J’écoute pour l’instant l’assemblée nationale discuter du mensonge d’état de Jérôme Cahuzac.

Oui, ce Ministre mérite son exclusion de la vie politique pour avoir menti à la nation entière.

Sans doute n’est-il pas le seul  en ce cas de la caste politique ou non politique ; La gravité de son comportement réside surtout, je trouve, dans l’aplomb avec lequel il a trahi, en mentant effrontément tant de fois,  la confiance que le Président Hollande lui avait octroyée.

 « La faute d’un homme ne peut devenir la faute de tous » vient de s’écrier un député et il a bien raison.

Ce n’est pas au gouvernement précédent qui a laissé au pouvoir un Ministre sur lequel les soupçons de la justice sont aussi graves que ceux qui concernent monsieur Cahuzac, de s’ériger en juge du gouvernement Hollande.

Ce dernier en effet a obligé le ministre du budget à démissionner dès que la justice s’est inquiétée de cette affaire.

Ce fut loin d’être le cas sous le régime Sarkozy.

Faut-il rappeler  la manière scandaleuse dont le Président Chirac s’est débarrassé de critiques fondées sur le financement illégal du RPR : Un simple « Abracadantesque » qui suffit comme le chapeau d’un magicien à faire taire la presse et à la justice bâillonnée par une loi scélérate.

 

Dans ces deux cas, il ne s’agissait pas seulement de la faute potentielle d’un homme mais du comportement collectif  d’un parti accusé d'utiliser des moyens financiers  d’enrichissement illégal pour fausser les résultats d’une élection, ce qui est infiniment plus grave.

En tentant de profiter de la faute d’un ministre pour salir la totalité d’un gouvernement et même parfois de délégitimer le Président élu par la population, l’UMP, parti de l’argent et du profit, révèle son indignité.

      L'attitude de Copé, le tricheur de l'UMP, me dégoûte. Copé, "shut up" !

Pour ma part, si j’étais un juré dans une Cour d’Assise chargée de juger les actes de Monsieur Chirac concernant le financement du RPR ou de la responsabilité du Président Sarkozy dans l’affaire dite de  « Karachi » autrefois et le versement illégal d’argent lors de l’élection de 2007, en obéissant à mon « intime conviction », je n’hésiterais pas à les déclarer coupables, convaincu par les artifices odieux utilisés pour bâillonner la justice ou, comme on dit « noyer le poisson. »

 Si Madame Pécresse, qui est unes premières à crier « au loup » en cette affaire, considère le mensonge politique comme odieux, comment se regarde-telle en face quand interrogée sur l’interdiction faite à Stéphane Hessel de parler dans une université française du massacre de Gaza, elle affirme qu’elle n’était pour rien en cette interdiction.  Y croiront ceux qui le veulent bien parce que pour eux la fin justifie les moyens.

Pour ma part, si la faute de monsieur Cahuzac est grave et mérite une sanction exemplaire, le mensonge de la Ministre des universités qui tentait  ainsi de cacher l’appui inconditionnel qu’elle apporte aux crimes commis par un état et une cause étrangère n’est certes pas plus digne. .

L’important à présent est de prévenir de nouvelles affaires Cahuzac ou autres en augmentant les contrôles susceptibles de révéler les défaillances humaines toujours possibles du milieu politique.

Je pense qu’il convient d’être aussi circonspect lorsqu’il s’agit d’empêcher un parti ou un ensemble d’hommes politiques de tricher financièrement, médiatiquement ou juridiquement en agissant secrètement et illégalement à ces niveaux pour fausser la démocratie qui veut que ce soit la voix égale de tous les citoyens qui décide et non le pouvoir que procure l’argent

Je ne suis pas sûr, comme le passé l’a révélé, que  l'U.M.P. appuiera de vraies mesures rendant possibles le contrôle financier des biens individuels des hommes et des femmes politiques mais aussi des partis politiques.

 

La droite qui, cet après-midi, de façon grossière et surtout injuste,  a tenté  d’attribuer au Président Hollande et à son premier Ministre une faute individuelle impardonnable certes, s’est une fois de plus discréditée.

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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