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Publié par BALCHOY

Manifestement les mendiants, les laissés pour compte de la société de la consommation ne font pas bonne figure dans l’empire des paillettes et des  néons qui cette fin d’année célèbre  Noël souvent en trahissant son esprit de partage. Voici quelques articles qui sur internet critiquent ou justifient ce que, pour ma part, je considère comme une ignominie.
 
 
"Communiqué de Jacques Bravo,
Maire du 9e arrondissement de Paris

Le Préfet de police vient de prendre un arrêté interdisant la mendicité dans mon arrondissement, sur le secteur des Grands magasins et qui vise à l'évidence les populations d'origine roumaine. En total accord avec le Maire de Paris, j'avais formulé au préalable ma désapprobation sur cette décision qui n'apporte pas de réponse efficace aux problèmes

http://www.mairie9.paris.fr/mairie09/jsp/site/Portal.jsp?document_id=15859&portlet_id=133

 

  Dans cet arrêté de la municipalité de Genève, on retrouve beaucoup de l'hypocrisie d'une société grande ouverte aux riches et pétrie de racisme comme on le découvre au détours de certains de ses référendums populaires.

 

5.3 Le fait de mendier consiste à demander l'aumône, à faire appel à la générosité d'autrui pour en obtenir une aide, très généralement sous la forme d'une somme d'argent. Ses causes et ses butsBGE 134 I 214 (216) BGE 134 I 214 (217)peuvent être divers. Le plus souvent, il a toutefois son origine dans l'indigence de la personne qui mendie, parfois aussi de ses proches, et vise à remédier à une situation de dénuement. Ainsi défini, le fait de mendier, comme forme du droit de s'adresser à autrui pour en obtenir de l'aide, doit manifestement être considéré comme une liberté élémentaire, faisant partie de la liberté personnelle garantie par l'art. 10 al. 2 Cst.

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5.4 A l'instar de tout autre droit fondamental, la liberté personnelle n'a pas une valeur absolue. Une restriction de cette garantie est admissible, si elle repose sur une base légale, qui, en cas d'atteinte grave, doit être prévue dans une loi au sens formel (ATF 132 I 229 consid. 10.1 p. 242), si elle est justifiée par un intérêt public ou par la protection d'un droit fondamental d'autrui et si elle respecte le principe de la proportionnalité (art. 36 al. 1-3 Cst.; ATF 133 I 27 consid. 3.1 p. 28/29; ATF 130 I 65 consid. 3.1 p. 67 et les arrêts cités).

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5.5 Il est à juste titre incontesté que l'interdiction de mendier découlant de la disposition litigieuse, qui figure dans une loi, repose sur une base légale suffisante.

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5.6 L'autorité intimée expose que l'interdiction de la mendicité a été voulue en vue de sauvegarder l'ordre public ainsi que d'assurer la sécurité et la tranquillité publiques, mais aussi dans un but préventif. En substance, elle explique que la libéralisation récente de la mendicité dans le canton de Genève a eu pour effet que celle-ci, qui est interdite dans de nombreux autres cantons, s'y est développée dans des proportions préoccupantes et que la disposition litigieuse vise à éviter les conséquences négatives de cette situation, notamment la sollicitation et le harcèlement systématiques de la population.

 

http://www.servat.unibe.ch/dfr/c1134214.html

 

Inutile de faire remarquer que  cette décision de la Mairie de Marseille résume bien la mentalité du parti des riches, j'ai dit, l'U.M.P

 


Sous peine d'une amende, la mendicité est à présent interdite. Un arrêté a été entériné lundi  par la municipalité de Marseille, destiné à lutter « contre les comportements portant atteinte à l'ordre public », et notamment les actes de mendicité.

Le texte vise en particulier les actes de « sollicitation et quête », la « tranquillité et la commodité de passage ». Cet arrêté est le premier pris dans la ville dans un cadre permanent et aussi large, puisqu'il concerne tout le périmètre du centre, du Stade Vélodrome à la gare Saint-Charles en passant par le Vieux-Port.

Signé par l'adjointe à la Sécurité Caroline Pozmentier, ce texte, qui réprime également la consommation d'alcool sur la voie publique, est destiné à fournir un cadre légal aux forces de l'ordre, qui pourront désormais verbaliser les contrevenants à hauteur de 38 euros par infraction relevée.

"Renforcer la lutte contre le sentiment d'insécurité"

David-Olivier Reverdy, secrétaire régional du syndicat de police Alliance, s'est félicité lundi d'une telle disposition, estimant qu'elle « facilite la tâche des patrouilles de gardiens de la paix et ne peut que renforcer la lutte contre le sentiment d'insécurité qui gagne l'opinion publique ».

Plusieurs villes de France ont déjà pris ce type de décisions, comme Nice, Montpellier ou Chartres.

J.R.

http://www.francesoir.fr/actualite/societe/marseille-interdiction-mendicite-148020.html"

 

 

 


Certains arrondissements très commerciaux de Paris comme le           8 ème, la ville de Marseille, le canton de Genève qui n’est bien entendu pas le seul en Suisse ont décidé non seulement d’unterdire la mendicité mais de punir ceux qui la pratiquent le plus souvent par nécessité de peine d’amende pour eux démesurée.

 

Et cette interdiction se lait à un moment où on commémore la naissance d’un petit enfant juif rejeté au point qu’il est né en une grotte ou pourtant des grands et riches du monde sont venus partager avec lui une part de leur richesses.

 

 

J’ai le plus profond mépris pour ces hommes et femmes politiques qui osent mettre en parenthèse un droit imprescriptible de la personne humaine.  Que la droite immonde qui gouverne pour le malheur des pauvres en France agisse ainsi, cela ne m’étonne peu car la Droite a pour raison d’être et d’existence la protection des nantis, du droit de propriété (surtout des grosses propriétés) un peu comme la parabole de JOB dans la bible où les riches festoient à une riche table permettant seulement aux plus pauvres de manger les mies qui tombent de la table.

 

Que certaines municipalités de gauche les imite, prouve simplement qu'ils ont trahi sans doute depuis longtemps l'esprit de Marx et des premiers socialistes.

 


A ce propos, je voudrais rappeler un souvenir. Si ma mémoire est bonne, elle m’a été raconté par un frère mineur de Saint François le frère Hervé Chaigne qui dans l’Eglise un peu comme le Père Cardonnel chez les Dominicains fut un vrai disciple du Poverello.


Il était curé à Agadir quand le terrible tremblement de terre détruisit une grande partie de la ville.  Curé d’une paroisse aisée des « européens », il avait remarqué combien ses paroissiens en entrant dans l’église, enjambaient parfois des mendiants couchés sur le seuil ou en tout cas passaient au plus vite comme s’ils n’existaient pas.

 

Ce jour-là, dans son sermon, il demanda à l’assistance de l’aide pour des gens très malheureux qu’il connaissait personnellement et son éloquence fut entendue, il reçut beaucoup d’argent.

 

C’est la suite de cette histoire qui est intéressante. A la fin de l’office, au lieu de se tenir à la sortir de l’église pour saluer ses paroissiens, il se tourna vers les dizaines de malheureux qui mendiaient tout autour de l’édifice religieux et leur distribua de l’argent de la quête, obligeant ainsi ces chrétiens en terre musulmane à VOIR, à RECONNAITRE, celles et ceux qu’ils fuyaient du regard et surtout du cœur parce que leur malheur  risquait de bouleverser leur bonne conscience. Ils avaient certes en eux une certaine générosité mais conditionnée par le fait qu’elle ne les gêne pas dans leur vie de tous les jours en un temps où, suite au tremblement de terre, les mendiants étaient légions au point d’avoir peur de les voir.

 

Les hommes politiques, approuvés à Marseille par une police qui, comme eux, manifestement combat plus les pauvres que la pauvreté et courbe souvent l’échine devant les puissants qui interdisent en même temps que la mendicité publique la générosité publique sont, réellement pauvres en humanité et leur attachement supposé aux droits de l’homme n'est pas sincère.

S'il y a des sales types dans les villes de Marseille de Genève, de Chartres, de Paris, de Montpellier (!) et de Nice, ce sont des gens parfois  bien habillés, bien parfumés et surtout bien et sans doute trop payés et je pense alors que l'esprit de Noël subsiste davantage dans beaucoup de ces malheureux venus de France ou d'ailleurs qui souvent en plein hiver vivent et meurent  de froid dans les rues.

 

L'arrêté de l'interdiction de mendicité est simplement un arrêté impie et inhumain !

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

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