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Publié par BALCHOY

J'ai hésité longtemps avant d'écrire cet article  mais je me sentirais lâche de ne pas le faire même si, ami lecteur, tu es déçu ou, ce qui ton droit, tout à fait en désaccord avec moi.

 

J'ai écouté plusieurs fois avec attention ces défenseurs, souvent des femmes, apparemment aisées,   d'une loi qui veut supprimer la prostitution par la pénalisation des clients.

 Contrairement à ce qui s'est passé il y a des dizaines d'années, je ne les ai pas reconnues comme des libératrices mais comme des moralisatrices puritaines qui certes mettent le doigt sur le  vrai scandale des réseaux de prostitutions et l’incapacité de  l'Etat à les combattre sérieusement, mais vont surtout faire du tort à des femmes dont le "métier" est pourtant reconnu légitime par la loi.

 

Tout le monde est d'accord qu'environ 15 % des femmes qui exercent cette activité le font librement. Tant pis pour elles, elles subiront le même sort que les autres, exploitées, c’est vrai, par des réseaux mafieux. 

 

Je suis convaincu que cette loi fait aussi partie de la lutte xénophobe  contre les étranger(e)s en situation irrégulière bien plus qu'elle ne répond à des considérations de haute moralité.

Pour éviter que l'Etat ne devienne à son tour proxénète (il l'est déjà indirectement) s'engagera-t-il à ce que l'argent récolté profitera au bien-être sanitaire et social des femmess concernées ?

 

Retournons-nous vers ces clients mis au pilori comme si le rapport entre l'amour sexuel et l'argent ne concernait que les prostituées.

 

Je me rappelle d'une chanson de Jacques Brel comparant les femmes qui se donnent pour un court moment et un peu d'argent et ces autre forme pour lui de prostitution que sont certains mariages scellés par l'argent où l'on donne son corps contre ou à cause de beaucoup d'argent pas pour un court moment mais pour la vie.

 

Parmi les clients qui ont recours au service de ces femmes qui, quoi qu'on dise, ont souvent beaucoup de cœur, il y a les hommes qui pour toutes sortes de raisons sont exclus de toute vie sexuelles parce par exemple la nature ne les as pas gâtés…

 

Pour nos femmes et nos hommes députés qui gagnent réellement pas loin de sept huit mille euros par mois, qu'importe la vie de ces hommes qui n'ont qu'à se passer de sexualité sans avoir fait pourtant  le vœu de chasteté ou à se masturber.

 

 

En revanche qui pense que cette loi va supprimer les" Escort  girl" fréquentées par des personnes plus qu'aisées qui ne reculeront certes pas devant une amende qui ne sera qu'une petite taxe supplémentaires à leurs prestations. La plupart du temps elles échapperont sans doute  aux foudres de la loi protégées qu'elles sont  et pas seulement par les réseaux.

 

Enfin reste le problème des handicapés physiques ou mentaux pour lesquels dans des pays bien plus respectueux de la personne humaine que la France existent des auxiliaires sexuels qui ont un rôle que je considère comme éminemment moral.

 Nos Dames patronnesses, qui défendent bec et ongle cette loi et  veulent ainsi  libérer les prostituées, souvent malgré elles,  leur offriraient-elles par exemple de devenir caissières dans un supermarché ?  

 

Non, je prétends qu'une loi qui de l'avis même de celles et ceux qui la proposent cette loi va nuire au 15 % des femmes ou hommes qui pratiquent librement et légalement la prostitution.

Faute de réussir à mettre fin aux réseaux trop peu touchés par les lois actuelles, nos parlementaires s’attaquent en fait davantage  aux plus pauvres des clients de la prostitution  qui n'auront plus droit pour certains aux relations sexuelles (1500 euros d’amende à la première amende)  et ce qui est encore plus dramatique encore, pour les handicapés pour lesquelles ces parlementaires moralisateurs ne prévoient, semble-t-il rien.

 

C'est vrai que je voudrais que tous les souteneurs, bien plus sévèrement  qu'aujourd'hui paient leurs crimes mais je me demande si cette nouvelle loi n’a pas aussi pour but déguisé d’aider le Ministre de l’intérieur à renvoyer chez elles de pauvres filles d’Afrique ou d’Asie fuyant une misère dont le capitalisme, notre religion d’Etat est la première cause. 

 

Quand  on nous proposera une loi, qui  ne frappe pas  les malheureux qui fréquentent des femmes qui ont choisi de vivre mais ceux qui profitent d'elles,  tout en permettant à chaque homme,  d’avoir accès, moyennant accord mutuel,   à la rencontre sexuelle, alors je dirai oui, je féliciterai mesdames ou Messieurs les Députés ou Sénateurs à condition qu'ils ne proposent pas à la place de de  l'esclavage sexuel cette autre forme d’esclavage économique que connaissent tant de femmes et d’homme au plus bas de l’exploitation économique de notre société.  

 

 

Yvan Balchoy

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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