Catégories

Publié par BALCHOY

 

 

L'économie politique 
 

 

 

De tous les droits que l'homme exerce
 Le plus légitime au total
 C'est la liberté du commerce
 La liberté du Capital
 La loi c'est "l'offre et la demande"
 Seule morale à professer
 Pourvu qu'on achète et qu'on vende
 Laissez faire, laissez passer !

 Et que rien ne vous épouvante
 Car y glissa-t- il du poison
 Si le marchand triple sa vente
 Il prouve net qu'il a raison
 Que ce soit morphine ou moutarde
 Truc chimique à manigancer
 C'est l'acheteur que ça regarde
 Laissez faire, laissez passer !

 Les travailleurs ont des colères
 Dont un savant n'est pas touché
 Il faut bien couper les salaires
 Pour arriver au bon marché
 Par un rabais de deux sous l'heure
 Des millions vont s'encaisser
 Et puis croyez-vous qu'on en mesure
 Laissez faire, laissez passer !

 Pour le bien des corps et des âmes
 Doublons les heures de travail
 Venez enfants filles et femmes
 La fabrique est un grand bercail
 Négligez marmots et ménage
 Ca presse pour vous prélasser
 Vous aurez des mois de chômage
 Laissez faire, laissez passer !

 L'étranger a l'article en vogue
 Trouve un rapide écoulement
 N'écoutons pas ce démagogue
 Qui nous prédit l'engorgement
 Il faut bravant ces balourdises
 En fabriquant à tout casser
 L'inonder de nos marchandises
 Laissez faire, laissez passer !

 Par essaims, le chinois fourmille
 Ils ont des moyens bien compris
 Pour s'épargner une famille
 Et travailler à moitié prix
 Avis aux ouvriers de France
 Dans leur sens, il faut s'exercer
 Pour enfoncer la concurrence
 Laissez faire, laissez passer !

 Sous le Siège dans la famine
 J'ai défendu la liberté
 Voulant fidèle à la doctrine
 Rationner par la cherté
 Chaque jour et sans projectile
 Par vingt mille on eut vu baisser
 Le stock des bouches inutiles
 Laissez faire, laissez passer !

 Qu'on accapare la denrée
 Qu'on brûle greniers magasins
 Que pour régler des droits d'entrée
 On se bombarde entre voisins
 Que le faible soit la victime
 Bonne à tromper piller sucer
 L'économie a pour maxime
 Laissez faire, laissez passer !
 29 juillet 1880
 
 
http://www.communisme-bolchevisme.net/poesie_communiste.htm
 

 

 

Chaque dimanche matin, sur Europe1,  Agnès Verdier Molinié prêche, en son temple de l'économie égoïste des riches,  l'austérité aux "défavorisés", nouvelle appellation "pudique" de pauvres ; elle  veut dépouiller l'Etat  trop généreux protecteur social pour laisser libre cours au capitalisme débridé. Tant pis pour les victimes de ce choix inhumain !

 

Je propose comme première austérité la division par deux de son salaire et de celui, par exemple, des dirigeants du MEDEF ainsi que la fortune  des milliers de français "multi favorisés" qui viennent polluer  socialement la Belgique, qui risque avec la trahison du MR de devenir le  nouveau paradis des milliardaires et millionnaires qui, jouissant  injustement du travail de leurs salariés smigards,  continuent à exploiter le peuple français en se mettant le plus possible à l'abri de sa trop douce fiscalité.

 

Ne craignez pas pour eux, il leur en restera bien assez pour bien vivre si l'on tient compte, par exemple,  de toutes ces petites pensions qu'HOLLANDE, VALLS et TOURAINE, sous prétexte d'une mathématique  frauduleuse inventée sur le trop tard viennent de priver d'une très modeste augmentation.

 

Décidément le mot "SALAUD" se décline hélas autant au masculin qu'au féminin !

 

                                                                           Yvan Balchoy

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

Commenter cet article

Escorte 15/09/2014 17:18


A vous lire au début du poême, je me suis dit qu'il fallait vous escorter vite fait chez les fous, et puis au fil de la lecture, j'ai senti l'osmose inverse du verbe, comme un relent fongique qui
était renvoyé à sa maman :)  Car vous avez raison, il faut arrêter (avec) la bête(ise) !

BALCHOY 16/09/2014 12:57



Je suis en train de lire "l'éloge de la folie" d'Erasme, texte autrement tonique de votre commentaire agressif et  au langage inutilement abscond.


Vous faites dans votre blog l'éloge des filles "ESCORT", je n'ai rien contre ces très jolies personnes sinon qu'elles ne sont accessibles qu'à un public aux poches pleines d'un argent pas
toujours bien gagné.


Je suis communiste, je ne crois pas qu'une société basée sur l'individualisme individuel puisse amener un bonheur collectif.  Je suis sûr que ce qu'ont vécu les petites gens en France en
1789 et les moujiks tusses en 1917 se refera bientôt devant le scandale d'une petite minorité privilégiée qui accapare les biens de tous.


La bêtise n'était pas du côté d'Eugène Pottier, écrivain en 1880 dans une situation morale ou veut nous faire revenir le "fossile" Gattaz, plus vieux que son père, qui pourtant n'était pas jeune,
elle est sûrement, de votre côté qui n'est certes pas celui de la justice.


Yvan Balchoy