Catégories

Publié par BALCHOY

C'est vrai que, comme toutes les sciences humaines,  l'économie est loin d'être une science exacte.

 

Il suffit de se rappeler comment ces compagnies de notation indépendantes comme cul et chemise du monde de la finance ont bien prévu la crise de l'immobilier aux USA.  Demandez-leur quelle note il avait donnée  à cette banque qui par sa déconfiture a entraîné la crise la plus grave du capitalisme depuis 1929.

 

Alors pourquoi se fier encore à elles quand elles réclament comme la condition d'un salut messianisme l'application des lois, des désirs plutôt du capitalisme le plus éculé.

 

En France, depuis que le peuple souverain a mis par terre le champion le champion des riches, Sarkosy, tous ces grands spécialistes, en qui je verrais plutôt  des faux prophètes,  se déchaînent en France sous la pression de ce journal rétrograde qui se croit encore au XVIII ème siècle au temps de la toute puissance des grands patrons lorsqu'on tirait froidement sur des ouvriers qui osaient se mettre en grève pour avoir le droit de manger et de profiter un peu de leur vie de famille. A cette époque,  seuls, bien entendu,  les riches industriels et bourgeois connaissaient le mot vacances.

 

Je reviens sur l'émission dite des "grandes gueules" d'une radio qui porte le nom d'un des derniers refuges de l'absolutisme en Europe. 

 

Ce matin, le pitre de la droite et du MEDEF, Eric Brunet réclame, parfois avec une certaine grossièreté de langage qui ne remplace pas la vérité,   qu'on accorde aux patrons le droit sans mesure de licencier presque sans règle ni limite. Ainsi n'auront-ils pas peur d'embaucher puisque pratiquement sans avoir besoin de se justifier, ils pourront écarter ceux qu’ils veulent et, vous pouvez en être sûr, toutes celles et ceux qui qui se battent pour le droit des salariés à des conditions d'existence correcte, à un salaire décent comparé par exemple à celui de leur chef-patron.

 

Pour ces propagandistes du  droit quasi divin de la propriété privée des moyens de production, tous ceux qui comme  Chavez tentent de créer une société où le peuple passe avant le bénéfice de la caste des riches, sont des dictateurs.  

Mais quand des sociétés qui gagnent des milliards de dollars de bénéfice licencient simplement pour accroitre le bénéfice de leurs actionnaires parasitaires, ils s'inclinent au nom de ces dogmes du Marché qu'ils ont inventé eux-mêmes pour le bien-être de leur classe dont ils sont pleinement solidaires.

 

Ce matin, j'entendais un de ces prétendus oracles critiquer quasi toutes les décisions de François Hollande et du Parti socialiste.

 

Evidemment pour eux préserver les fins difficiles de mois des petites gens pour permettre à ces patrons qui se proclament pigeons mais sont  souvent plutôt vautours de continuer à vivre dans un autre monde que celui des ouvriers un monde où il est normal de prendre ses vacances à l'autre bout du monde, où on s'achète facilement des propriétés qu'un ouvrier mettrait des siècles à s'acheter.

Oui, la compétitivité des entreprises est importante mais s'il y a des sacrifices que chacun les fasse selon ses moyens.

 

Bien sûr qu'il y a des patrons respectueux du bien-être de leurs personnel mais je continue à croire qu'ils sont plus l'exception qui confirme la règle que le contraire et ce n’est pas Laurence Parisot qui me fera changer d’avis.

 

Ce matin, en parlant des choix du gouvernement français un de ces économistes, se pensant sans doute éclairé, trouvait lâche de ne pas diminuer les dépenses.  Ils se gardent bien de préciser ce qu'il y a derrière ces mots.

 

Compresser les dépenses, ce serait par exemple diminuer les fonctionnaires, tels des infirmères, des professeurs comme ce fut fait sous la présidence de Sarkozy, diminuer les médicaments remboursés en permettant à des médecins plus commerçants que soignants de réclamer des suppléments d'honoraires qui contrairement à ce qu'ils notent sur leur facture manquent manifestement de tact comme ce chirurgien,  qui pour une intervention  selon lui d'une vingtaine de minutes n'hésite pas à demander 1200 euros  (dont la moitié remboursé par la Sécurité sociale) et tant pis pour ceux qui n'ont pas de mutuelle.

 

Etre courageux, selon eux,  c'est résister aux demandes des syndicats et ne pas hésiter à couper dans le vif des citoyens du bas de l'échelle sans bien entendu toucher aux privilèges de ces patrons qui dans leur grande majorité ne gagneraient pas assez.

 

Je suis communiste et je reste persuadé qu'une entreprise sociale doit appartenir à l'ensemble des travailleurs qui la composent. Toutes les décisions vitales devraient être prises démocratiquement par le grande majorité des travailleurs et non par quelques personnes gagnant  parfois des centaines de fois plus que les autres ou des fonds de retraite du bout du monde qui veulent presser les ouvriers des entreprises qu'ils achètent comme un citron qu'on rejette dès qu'on en a extrait le jus. Rappelons-nous Tapie et la manière dont il a construit sa richesse inconvenante grâce à un pouvoir complaisant.

 

Bien entendu, je ne pense pas du tout que ce nouveau gouvernement français est infaillible, je le voudrais plus déterminé, plus incisif dans le choix de la prospérité pour le maximum de citoyens mais quelle différence entre la manière d'haranguer les foules par l'ami du Fouquet's et des "Bolloré" et celui de François Hollande l'autre jour face à des famille révoltées par un crime odieux.

 

J'aimerais que des radios plus responsable que RMC laissent parler plus souvent des ouvriers et des syndicalistes qui en connaissent bien plus sur le travail, ses conditions, son efficacité que ces ronds-de cuir qui parlottent dans les salons du Figaro & consorts...

 

Ils me rappellent quelqu'un de ma famille, directeur d'entreprise,  qui, suite à ce qui s'est passé en 1936, se lamentait de ne plus pouvoir passer leurs vacances à Nice envahie par des meutes  d'ouvriers grossiers "qui puent l'ail et salopent les plages."

 

A côté de Marx et Engels et Lénine, tous des économistes qui déifient le dieu marché et ses lois basées sur l'égoïsme collectif ne sont que les courtisans du nouveau Versailles qui oublie que bientôt il aura lui aussi  à rendre compte des crimes sociaux commis un peu partout pour simplement protéger les nantis qui créent leurs richesses et leur bien être sur la sueurs de ceux qu'ils exploitent honteusement? N'est-ce pas, Monsieur Brunet !

P.S. Ce 26 mai 2016

En écoutant souvent, trop souvent hélas le "spécialiste"  quotidien de l'économie sur Europe 1, en ouvrant à la bibliothèque le sinistre et injuste FIGARO je me rends compte de plus en plus du lien visqueux et scandaleux qui lie ces pseudo-scientifiques qui jamais n'osent mettre en question le scandaleux écart qui sépare les plus riches qui ne sont pas le plus actifs et les plus pauvres qui ne sont pas le moins travailleurs.

Sans mettre une limite supérieure et inférieure d'un côté à la gourmandise financière et sociale des riches, sans assurer à chacun un revenu acceptable, ce qui sera  possible dès qu'on limitera la goinfrerie des puissants tout sera possible dans une grande solidarité qui ne supprimera pas riches et pauvres mais leur permettront à tous de vivre  sans démesure une vie décemment humaine.

C'est bien de présenter les entreprises et tout spécialement leurs dirigeants comme créateurs de richesses, je pense plutôt qu'actuellement ils sont bien plus voleurs de richesses car que seraient-ils sans les travailleurs exploités en grande partie pour eux.

Oui, il est, messieurs les économistes, si souvent défenseurs d'injustices auquelless vous êtes accrochés, vous n'êtes trop souvent que des complices hypocrites de l'exploitation capitaliste.

 

Yvan Balchoy

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

actionpoetique.overblog.com

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article