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Publié par BALCHOY

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J'ai la chance d'avoir rencontré maintes fois Kris Merckx, fondateur de la "Medecine pour le peuple" qui est, sans conteste, un des fleurons des activités sociales du PTB.

Aujourd'hui plusieurs dizaines de médecins de tous âges soignent leurs patient le plus souvent dans des quartiers peu favorisés en offrant à ces population souvent délaissées par la médecine officielle des soins gratuits.

Ces docteurs en médecine, tout au contraire de la plupart de ceux qu'on rencontre aujourd'hui acceptent d'exercer leur ministère aux conditions d'un ouvrier spécialisé, "pour une croûte de pain dirait sans doute plus d'un de ces praticiens qui réclament à leurs patients des dépassement d'honoraires pharamineux."

Beaucoup d'entre eux sont néerlandophones mais plusieurs ont choisi d'aller exercer leur art de soigner en Wallonie où ils s'intègrent totalement.

Quel abîme entre des politiciens nationalistes et étroits d'esprit comme ce Bart de Wever et ces médecins  pour lesquels travailleurs du nord et du sud du pays constituent une même entité dont ils se sentent solidaires.

Kris Merckx est à l'origine de ce mouvement  juste, généreux.
Il y a plus de quarante ans, au moment où s'est constitué d'abord sous le nom AMADA (Tous les pouvoirs aux ouvriers) le  PVDA , parti du travail ou des travailleurs qui dans la partie francophone du pays a pris le nom de PTB (parti des travailleurs de Belgique).
Je me rappelle le temps où on le voyait  au premier rang des manifestations de  travailleurs aux côtés par exemple de ce ministre socialiste flamand qui, en ce moment-là se sentait lui aussi révolutionnaire.
Le jeune militant socialiste d'autrefois devenu ministre a oublié son idéal de jeunesse et à mon avis n'est plus du tout au service des travailleurs; il agit surtout pour sa carrière politique, tandis que Kris qui n'a pas changé continue à consacrer sa vie au bien être des plus faibles de ce pays.


Oh ! l'histoire de la Médecine pour le peuple ne fut pas un long fleuve tranquille.
A juste titre, devant  l'asservissement a l'esprit capitaliste le plus éculé de l'ordre des médecins, ils ont refusé de payer à cette institution leur cotisation obligatoire  légalement  mais tellement injuste socialement.
Pour ce motif, plusieurs fois cet ordre indigne a fait vendre par la police avec la complicité de la justice  les pauvres meubles de ces médecins devant des foules hostiles qui parfois ont réussi à faire reculer huissiers et forces de l'ordre.

Kris Merckx ne fut pas seulement médecin des travailleurs, il a participé activement à de nombreuses activités du Parti des travailleurs de Belgique  dont il fut un des dirigeants et s'est fait même arrêté par la police lors de manifestations ouvrières.

En revanche, il a la grande joie de voir son idéal et ses activité se continuer en  ses filles médecins comme Sophie dans la région de Charleroi.


D'ailleurs les "Médecins pour le peuple" ne se sont pas cantonnés à la seule Belgique mais ils ont émigré à travers le monde pour se mettre au service des exploités, voire des révolutionnaires comme par exemple aux Philippines.

Je voudrais à travers ce petit article lui exprimer mon admiration pour sa fidélité exemplaire au bel idéal de sa jeunesse qui est toujours le sien aujourd'hui ainsi que celui de ses nombreux collègues qui font de la Médecine pour le peuple une réponse efficace   aux injustices croissantes du capitalisme plus déboussolé que jamais.

Merci Kris. Je suis très fier d'appartenir à un mouvement où tu milites de façon si exemplaire et depuis si longtemps.


  La version française du livre de Kris Merckx, traduit par Jean-Marie Flémal a été publiée  par les éditions ADEN

 

 

 

 




Hier soir devant la télé

je suis resté éveillé

jusque bien tard

sans en avoir marre

ce qui est bien rare.

Face au présentateur

soucieux de laisser s'exprimer

en toute liberté

chacun de ses interlocuteurs

de pauvres gens

incapables de se soigner

dans une société

où les indigents

sont moins que néant.

Face à eux quelques médecins

sans préjugé ni frontières

ayant l'air

d'être aussi marginaux

parmi leur pairs

que leurs patients

qui, atteint de misèrite aigue

toute honte bue,

détaillent leurs maux

avec les mots tout simples

de ceux qui ne savent guère feindre.

Malades et médecins

pour une fois la main dans la main

ont détaillé longuement

le mécanisme infamant

qui peu à peu transforme l'Inami

en organisme de protection des nantis.

Tant pis pour le sans emploi

qui perdant son sang froid

incapable de payer ses dettes

tombe peu à peu dans la disette

perd ses biens

puis les siens

et se retouve un jour clochard

dans le hall d'une gare.

Si malade, il a besoin

de grands soins,

il aura bien de la peine

à se faire admettre aux urgences

comme s'il était une gène

pour les autres patients.

Ce pauvre homme

ne pourra rester que le strict minimum

comme si, coupable du "crime"de misère

il n'avait droit qu'au traitement le moins cher.

Aussi souvent il n'a pour se soigner

que le bus quelque peu délabré

des Médecins populaires

heureusement sans oeillères

qui soignent toute souffrance

sans s'inquièter de sa provenance

ni du compte financier

du malade à soigner.

En ne considérant pas les gens sur leur mine

en un temps où beaucoup de disciples d'Esculape

oublient leur serment d'Hyppocrate

ils font sans conteste l'honneur de la médecine.

 

 

 

 

http://www.gvhv.be/fr/ 

 

 


 

 


Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

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