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Publié par BALCHOY

 

 

 

Vous croyez connaître Bart de Wever pour l’avoir écouté quelques fois en français à la RTBF. Vous pensez peut-être qu’il est un flamingant déterminé mais un interlocuteur acceptable.  Personnellement, je n’en crois rien.  Ses succès électoraux me font hélas penser à ceux du jeune Hitler, élu démocratiquement en Allemagne ce qui ne l’a pas empêché de faire partie des dictateurs les plus sanglants de l’histoire.

 

Bien sûr je ne compare pas Bart de Wever à Hitler mais ses accointances avec le mouvement collaborationniste VNV me semblent possibles sinon probables et ses déclarations concernant l’avenir de notre pays sont à mon avis inconciliables avec la naissance d’une nouvelle Belgique où cohabiteraient harmonieusement néerlandophones et francophone en Flandre, en Wallonie, à Bruxelles et dans la région  bilingue germanophone.

Je reprends ici les conclusions d’une étude sur sa personne, que je crois objective et qui me semblent sans appel. même si je ne suis pas partisan d’un rattachement Wallonie France comme ceux qui ont dressé ce portrait sévère du président de la N.V.A

 

 

  • Bart De Wever n’a jamais dénoncé explicitement les exactions du VNV au sein duquel militait sa famille ;
  • Le jeune Bart De Wever a posé, le sourire aux lèvres, aux côtés de Jean-Marie Le Pen ;
  • Bart De Wever a tenu à assister aux funérailles de Karel Dillen, le fondateur nazi du Vlaams Blok/Belang ;
  • Bart De Wever a minimisé le rôle de la police d’Anvers dans la rafle des juifs en 1942 et réprouvé les excuses de Patrick Janssens, bourgmestre de la métropole, vis-à-vis de cette communauté. Avant d'effectuer une courbe rentrante suite au tollé suscité par ses propos ;
  • Bart De Wever a donné des conférences au NSV, l’association néo-nazie d’étudiants proches du Vlaams Belang ;
  • Bart De Wever a traité les francophones de la périphérie d’émigrants en Flandre ;

http://rwf.be/pages/Archives/Annee_2010/semaine14/echos_flandre/Gooik.html.

 

 

 

Je ne sais pas ce que demain nous prépare. J’ai un peu tendance à espérer que l’engouement de la Flandre pour ce leader aux sympathies plus que douteuses sera aussi bref que celui qu’a connu autrefois la Belgique francophone pour Degrelle.

Je persiste à penser que les Belges suivant Degrelle au sud du pays ou Staf De Clerc au nord étaient des traîtres non seulement à la Belgique mais à leur communauté et même à l'humanité. 

 

Il est dommage qu’aujourd’hui encore certains flamands comme ceux du Vlaamse Belang mais certains aussi du NVA aient une certaine nostalgie de la VNV qui voulait établir une dictature flamingante avec l’aide de l’occupant.

 

 

Tant que monsieur Bart de Wever ne reniera pas son but de détruire la Belgique, il faut le considérer comme un interlocuteur infréquentable.

 

Pour moi, les francophones, quelque soient l’offre financière offerte par les flamands  (Bruxelles et la Wallonie ne sont pas à vendre) ne doivent pas accepter sous n’importe quelle forme la disparition de la région de Bruxelles ni tout autant toutes les mesures (comme la communautarisation des soins de santé ou des allocations familiales) qui instituerait des sous-nationalité à Bruxelles.

 

N’oublions pas que les bourgmestres flamands inciviques d’autrefois ont refusé le recensement linguistique, thermomètre qui ne leur plaisait pas et aujourd’hui ils veulent de façon insidieuse le rétablir à Bruxelles en achetant ses habitants.

 

 

Non le Bart de Wever, qui hier parlait grossièrement de son cul pour se justifier de son intransigeance, tant qu’il ne prendra clairement position pour une démocratie transfrontalière, ne peut rien apporter à une Belgique dont il veut la fin la plus proche possible avec, croyez-moi,sournoise en lui, l’hostilité si ancienne de ses ancètres contre les francophones au point qu’il ne reconnaît pas au plus de 900 000 francophones de Bruxelles le droit d’opter pour le régime politique de leur choix. Cet homme n’a pas à mon avis coupé le cordon ombilical avec son père, secrétaire du VNV fascisant.

 

Qu’il reconnaisse ses erreurs, lui et les membres de son parti et un dialogue franc et constructif deviendrait possible entre les flamands, les Bruxellois et les Wallons et les germanophones.

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