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Publié par BALCHOY

 

Il existe dans toutes les religions deux catégories de sacré en général, le pur et l’impur : souvent même un seul être revêt ces différentes qualités selon que son efficacité se développe en un sens bénéfique ou maléfique. En attendant, cet objet est potentiellement pur et impur. On ne sait pas ce qui va en sortir.

EX. : en Polynésie, TAPU signifie à la fois béni et maudit. Le sacré peut ainsi mener à une religion dualiste : il conduit aussi bien au pacte avec le diable qu’à la sainteté.

De plus, le sacré est en relation avec certains sentiments, certaines sensations physiologiques (suspension du souffle, accélération du pouls) Ces sentiments peuvent exister sans cela et on peut les rechercher comme tels.

Est-il possible de surmonter ce double danger : celui d’une conception dualiste ou d’une recherche purement instinctive qui écarte la caractéristique essentielle de la Religion authentique (respect et service du sacré).

En raison de cette double ambiguïté du sacré, les protestants sont très réservés ; les catholiques ont du sacré une vision plus positive. L’Eglise catholique tente d’éviter cette ambiguïté en réglementant sérieusement l’usage du sacré.

Au dualisme entre le pur et l’impur, qui est sujet à caution, le Christ a ajouté un troisième terme qui dépasse leur contradiction : la Sainteté.  Le « saint » pousse l’homme à se dépasser, à regarder plus haut que lui pour trouver le Salut, qui ne réside pas dans des choses inertes, mais dans une attitude existentielle devant la seule transcendance authentique, celle de Dieu.

Lorsque Dieu apparaît au peuple élu, on retrouve l’effroi attaché à la notion de sacré, mais Israël se retrouve brusquement un peuple saint, un peuple appelé à la Sainteté en présentant à l’homme un dépassement vers une personne absolue, DIEU.

Il est intéressant de noter que chez les primitifs, la notion religieuse centrale est une Personne. Beaucoup de peuples n’ont pas de nom précis pour désigner Dieu ; on parle de « Celui qui habite là-haut », « Celui qui brille ». On ne l’appelle jamais le Sacré. On l’appelle souvent : « Bon Père » ou « l’Etre qui existe par Lui-même », « Celui qui s’est pensé Lui-même ». Il exerce l’hégémonie sur la vie et sur la mort. Il est si haut que, parfois, on ne lui accorde aucun culte extérieur. Il devient dès lors un dieu honoraire.

On peut donc, semble-t-il, parler d’un monothéisme primitif, en dépit des affirmations de beaucoup d’ethnologues, qui ont cru à l’antériorité du totémisme, suivi de l’animisme, du polythéisme puis enfin du monothéisme. En fait, le polythéisme organisé est surtout le fait de religions supérieures. On retrouve dans le culte polythéiste l’adoration des forces naturelles, divinisées peu à peu. Ce culte était souvent lié à la domination d’une ville importante et changeait souvent lorsque changeait cette domination.



 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

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