Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par BALCHOY



                         LE SENS DE LA RELIGION

a) Le sens social

L’homme est un animal social. Cette vie communautaire suppose un idéal unifiant. La religion joue souvent ce rôle en proposant des buts accessibles à tous et en en faisant respecter les moyens. A l’extrême, la religion peut aller jusqu’à maintenir un ordre social qui devrait évoluer (Marx)

Son rôle intégrateur s’affaiblit :
-    dans une société pluraliste au plan religieux
-    dans une société divisée en classes ou hiérarchisée. Elle est    ressentie comme oppression, car elle incarne l’ordre social.
-    Quand les membres se divisent en réactionnaires et libéraux.

La religion agit sur les sociétés et les religions sont au service des civilisations en leur fournissant certaines structures, et en servant de point de ralliement des énergies humaines quand une civilisation disparaît et qu’une autre commence à pointer – ou bien si les civilisations qui sont mortelles sont au service des religions qui seraient alors en progrès perpétuel.

b) Le sens individuel.

La religion répond-elle à d’authentiques besoins humains ? Marx y voir une aliénation. Mais son analyse manque souvent de fondement archéologique ou ethnologique. Il a cru arbitrairement à une période initiale non religieuse, en une sorte de communisme intégral, etc.…

On doit raisonnablement se demander pourquoi l’homme s’est toujours « consolé » dans le sens des religions.  D’autres solutions étaient possibles. Si les religions existent, c’est qu’il y a une fonction religieuse au cœur de l’homme.

Il est intéressant de noter que le rejet de la religion, (le plus souvent provoqué par des moyens coercitifs) donne naissance à des succédanés de la religion (ainsi le succès du nazisme s’expliquerait peut-être par la sécurité morale que donnait l’appartenance à un grand peuple fanatisé.)

Le besoin d’amour peut être satisfait grâce aux rêveries du cinéma, de la chanson ou par l’adhésion à un groupe actif. La fureur de vivre peut se griser des prouesses de la technique et de la mécanique.

Restent pourtant les grands problèmes de la vie et de la mort. On les évite le plus souvent sans les supprimer. On peut se demander s’il est raisonnable de considérer comme une pure aliénation, un phénomène humain qui, depuis toujours donne certaines réponses aux questions et aux désirs humains.

On peut facilement mettre en évidence les déficiences de telle religion, mais cela suffit-il à condamner l’ensemble du phénomène religieux ? L’homme apparaît comme un animal religieux d’une façon naturelle ce qui s’oppose aux théories marxistes.

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article