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Publié par BALCHOY

 

 

La société repose donc sur l’ambivalence affective. L’organisation sociale repose sur une faute commune la religion à propos de culpabilité et de repentir. A la première interdiction (ne pas tuer le père), de nature religieuse, s’en ajoute une seconde : « ne pas se tuer entre frères » (source de morale sociale à l'origine du célèbre « Tu ne tueras pas ! »

 

Reste la grande question : Comment le Père est-il devenu le père de la religion ? Pour la psychanalyse, le dieu de chacun est à l’image de son père et « dieu » représente un père d’une dignité plus élevée.

 

L’amour, un des deux termes de l’ambivalence, a pris le dessus sur le ressentiment. Pour réparer le crime primitif, on divinise le père en le ressuscitant au niveau divin.

 

Dieu est donc né d’une surestimation du père. Avec le temps, il a tellement grandi qu’il est devenu une autorité indiscutable. On ne peut plus communiquer avec lui que par l’intermédiaire des prêtres. L’hostilité n’est pas tout à fait morte. Il existe encore une sorte de « mise à mort » symbolique ou « réelle » dans le sacrifice, qui correspond à l’agressivité de l’homme.

 

Il tire exemple du culte de Mithra (fils qui libère ses frères en tuant le taureau-père) et du culte chrétien (le Christ, en se sacrifiant au Dieu-Père, libère ses frères du péché d’origine, c'est-à-dire du péché au Dieu-Père ; en fait, un meurtre exige le sacrifice d’une autre vie. Le Christ prend ensuite la place du Père, puisqu’il devient Dieu.)

 

Le complexe d’Oedipe est donc commencement de la religion, de la morale, de la société et de l’art.

 

Tout s’enracine dans l’ambivalence affective vis-à-vis du Père.

 

Freud reconnaît que sa théorie ne dissipe pas tous les doutes.

 

-         Il admet une sorte d’âme collective, qui a des réactions semblables à celles d’un individu, mais dure plus que lui. Sans elle, chaque génération devrait refaire son apprentissage.

-          L’acte originel de parricide a-t-il été commis réellement ? A l’origine des névroses, il n’y a pas un acte mais des pulsions ou velléités… Evidemment, on ne peut identifier totalement le primitif et l’enfant, ainsi que le névrosé.

 

« Chez le névrosé, l’action est inhibée par l’idée ; chez les primitifs, les idées deviennent immédiatement actes »

On peut donc déduire que, selon Freud, le meurtre initial a vraiment eu lieu.

 

 

 

CONCLUSION

 

Freud est marquée par les théories évolutionnistes et sociales nées avec le positivisme et le Darwinisme, mais il a été honnête dans sa recherche. Il a voulu apporter les lumières de la psychanalyse à d’autres branches du savoir humain, sans vouloir les éliminer.

 

Rappelons les étapes successives de l’évolution du sens religieux : magie – animisme et mécanisme de projection – totémisme et ses deux tabous – ambivalence affective vis-à-vis des deux parents analyse clinique des névrosés – complexe d’Oedipe à partir duquel émanent toutes les valeurs humaines – Religion conçue comme une dialectique entre « père » et « fils »

 

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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