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Publié par BALCHOY

C) EXPLICATION PAR LA CULPABILITE NEVROTIQUE : TOTEM ET TABOU (FREUD)

 

 

Dans ce livre, Freud s’attaque au problème de la psychogenèse des religions. Il est athée, mais en tant que psychanalyste, ce domaine l’intéresse. Il veut éclairer par les données de la psychanalyse certains comportements collectifs et particulièrement la religion.

 

D’emblée, il s’oppose à Jung qui tente d’expliquer la psychologie individuelle par les données de la psychologie collective.

 

 

 

 

Freud connaît la théorie de Darwin sur le « Horde sauvage » et les principales théories théologiques de son époque, tout particulièrement l’ouvrage de Fraser : « Totémisme et Exogamie », paru en 1910.

 

Le livre de Freud est divisé en 4 chapitres.

 

-         Chap. 1 : La peur de l’inceste.

Le Totem est l’animal protecteur d’un groupe. Partout où le totémisme existe, il est lié à une loi fondamentale : interdiction d’avoir des relations sexuelles avec les membres d’un même totem. C’est la loi de l’Exogamie.

Cette interdiction repose sur une hérédité totémique maternelle. Celle-ci empêche, en effet, les rapports sexuels entre le fils et sa mère. Par contre, dans le cas d’une hérédité totémique paternelle, rien n’empêche le fils qui a le totem de son père, d’épouser sa mère, puisqu’il n’a pas le même totem qu’elle.

 

La violation de cet interdit est toujours gravement punie. Toutefois, à l’occasion de certaines orgies, ces interdits sont laissés de côté pour un moment.

 

Chez les peuples civilisés, la condamnation de l’inceste existe toujours. Freud remarque que les plaisanteries à propos des rapports « belle-mère-gendre », ne sont en fait que des freins pour refouler les tentations incestueuses qui pourraient naître.

 

De plus, la psychologie Freudienne a montré que le stade « phallique » (un des premiers stades de la croissance infantile) est essentiellement incestueux. Si cette situation perdure, elle devient le complexe d’Œdipe. Il n’est donc pas étonnant de voir les primitifs se protéger par une quantité de tabous des désirs incestueux qui sont en eux.

 

   - Chap. 2 : Le Tabou et l’équivalence des sentiments.

 

 

Le tabou présente deux significations opposées : d’une part, le respect, le sacré, le consacré ; d’autre part, le dangereux, l’interdit, l’impur. Est Tabou tout ce qui, pour une raison quelconque, inspire la crainte et l’inquiétude. Fondamentalement, que ce soit dans son aspect sacré ou impur, c’est une crainte de contact. Ce phénomène de tabou est bien connu de la psychanalyse. Certaines personnes se créent à elle-même de véritables tabous : tabou du toucher, phobie de choses en soi anodines (poussières, poils, noyaux, aliments…) D’autres s’entourent d’un véritable cérémonial fait de restrictions et de privations. Par ce moyen, elles veulent se protéger des tendances refoulées mais non supprimées.

 

Les prohibitions sont conscientes, mais les désirs refoulés ne le sont pas. Le désir refoulé cherche à satisfaire, par des voies détournées, ce qui lui est défendu. La névrose obsessionnelle naît donc d’un conflit entre tendance-désir et des mécanismes complexes de défense devant cette impulsion. Une analogie est donc ainsi possible entre les tabous des primitifs et les névroses des « civilisés ».

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

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