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Publié par BALCHOY

 

 

EXEMPLE DE BOUDDHISME JAPONAIS

 

« Supposons que je sois dans une auberge quelque part, me tournant vers un commensal, je lui demande d’où il vient et où il va, et que l’homme me réponde qu’il n’en n’a aucune idée et qu’il ne peut le dire : ne lèverions-nous pas les bras au ciel en pensant à cet homme et à sa folie. Et pourtant n’est-il pas plus surprenant encore de penser que nous, qui vivons sur la terre, nous devrions pour la plupart être accusés d’une semblable folie ?

 

Non seulement le passé et l’avenir sont ainsi l’objet de notre ignorance totale ; nous ne savons nous-mêmes rien de ce qui pour nous est présent. Jour après jour, nous nous levons et nous nous couchons, nous allons et venons et nous nous reposons, et pour finir…nous mourons.

 

Chacun vit comme son voisin, et nul ne sait dans quel but. Quelques uns estiment que le but de l’existence, c’est le bonheur, d’autres pensent que c’est le Progrès. Or, peut-on affirmer qu’il existe ici-bas un vrai bonheur ? Et pour nous faire une idée du « Progrès », il nous faut définir au préalable ce qu’est son but, ce vers quoi il tend ?

 

Il se peut que vous trouviez parfois des gens qui vous déclarent qu’il est, à la vérité, impossible de sonder le sens de la vie, quand on envisage que l’individu. Or, si nous considérons l’individu comme un nombre dans l’ensemble, nous reconnaîtrons que la fin vers laquelle il doit tendre est le bonheur ou le progrès de l’Etat et de la société. Toutefois, comme l’homme qui ignore en quoi résident son propre bonheur et son propre progrès, comment cet homme saisirait-il les secrets de la prospérité et du progrès de l’Etat et de la société ? »

 

 

 

« Chose étrange, la plupart d’entre nous oublient que nous sommes dans une maison de feu (1) et vivent heureux et dans la joie comme s’il n’y avait rien à craindre. Or, si fort que nous fermions les yeux, un fait demeure : une maison en flamme est une maison qui est détruite par le feu. Nous ne pouvons y séjourner à notre aise et notre vie est remplie d’insatisfaction.

 

Vous, et tout chacun… Il n’est pas un instant où nous n’ayons à désirer quelque chose qui nous est inaccessible. Et même l’obtiendrions-nous, c’est rarement ce que nous avons attendu….et ce n’est qu’ombre et chimère…

 

Dans de telles situations, la science et la philosophie, ces voies du monde, ne peuvent nous être d’aucun secours, quelque forte que soient nos tentatives. Elles sont elles-mêmes en plein brasier.

 

Il existe aussi bon nombre de religions, qui sont incapable de donner à l’homme un certain degré d’espérance. Car elles enseignent une confiance placée faussement dans les œuvres et dans les hommes.

 

Or à présent… quel est ce son joyeux qui résonne à notre oreille ? C’est le nom du Bouddha de lumière et de vie infinie, le nom du Hautement-béni (AMIDA).

 

Environné des flammes de la souffrance, nous entendons, en haut et en bas, à droite et à gauche, ce nom, le Bouddha. Trois mille ans plus tôt, trois mille ans plus tard, pour son nom cela ne fait aucune différence. Il possède la même efficacité, que ce soit dans l’Inde lointaine que ce soit ici au Japon.

 

Voilà ce nom, une révélation au milieu d’un monde d’ombres, manifesté dans ce monde mais non de ce monde (N.D.L. R : influence chrétienne ?) Il est la Lumière, il est le chemin, il est la vie, il est la puissance. Lui seul, il est la corde qui peut nous tirer hors du feu ardent et nous faire aborder sûrement au lieu de la pure et éternelle félicité… C’est pourquoi, montons dans le « VEHICULE » de la confiance reconnaissante qui nous conduira, en hâte, au Paradis de la Vérité, le Paradis hautement béni. »

 

Ce texte Japonais où le syncrétisme semble s’être réalisé avec l’Evangile, nous présente un Bouddha revêtu de certains attributs du Christ.

 

(1) Cf. le texte de Bouddha sur la maison en ruine, cité plus haut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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