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Publié par BALCHOY

 

Parmi les dieux du Védisme, citons AGNI (dieu du feu), l’archer RUDRA (appelé SIVA= clément par euphémisme). Au-dessus de tout il y a NITRA-VAROUNA : on ne peut lui échapper, même en s’élevant au dessus du ciel ; il contemple la terre de ses 1000 yeux.

 

La tradition dénombre 33 grandes divinités védiques ; les montagnes, forêts et rivières servent de résidence aux dieux. Plus tard, on vénéra ces lieux sacrés comme des entités divines. (Cf. les difficultés qu'ont rencontrées certaines alpinistes pour convaincre les sherpas d’escalader des hauts sommets.)

 

Il existe des sacrifices souvent contaminés part la magie. Parmi les « prêtres », citons les Brahmanes.

 

     -« Si on entaille, Oh  Bien-Aimé, ce grand arbre à la racine, la sève coule goutte à goutte, car cet arbre vit. Si l’on l’entaille en son milieu, si l’on l’entaille à la cime, la sève coule goutte à goutte, car cet arbre vit. Pénétré d’un SOI Vivant, il se dresse fier et joyeux. Cependant, si le vivant quitte une branche, elle se dessèche ; s’il quitte l’arbre…il se dessèche… »

 

     -« Enseigne-moi davantage, Oh Vénérable ; va me chercher là-bas un fruit de l’arbre de Myagrodha. Prends-le ! Que vois-tu à l’intérieur ? Je vois des pépins ténus. Fonds l’un d’eux ! Que vois-tu à l’intérieur ? Rien du tout, oh Vénérable.

Alors le Vénérable lui dit : de cette chose subtile que tu ne perçois pas, de cela oh Bien Aimé, ce grand arbre de Myagrodha a grandi. Crois-le, oh Bien-Aimé ; c’est en cela que l’univers a son existence. C’est le VRAI, c’est le SOI, c’est TOI. »

 

(Ce texte pénétré de cosmobiologie teinté de théisme, déborde sur une philosophie qui rappelle certains sophistes grecs)

 

 

Extrait de la Bhagavadgita :

 

     -« Cherche à l’atteindre par la « méditation » pratiquée avec zèle. Et si tu es aussi trop faible pour cela.  Mieux vaut connaître que s’efforcer

Plus haut encore, le renoncement aux fruits des actes, là est la paix de l’âme.

 

Quiconque est sans haine pour aucun être, amical et compatissant, sans égoïsme et même sans présomption, égal dans la malheur comme dans le bonheur, patient, content, restant toujours maître de soi dans la méditation, ferme dans ses propos, abîmé en Moi avec son cœur et sa raison, quiconque m’adore ainsi m’est cher, il ne tremble pas devant le monde et le monde ne tremble pas devant lui.

 

Renonçant à tout décret, cherche Moi comme seul refuge ! Je t’affranchirai alors de tous péchés… Sois sans crainte ! 

Quiconque s’inculquera cet entretien sacré entre nous deux s’honorera par le sacrifice de la science…Voilà ma pensée.

 

L’homme aussi qui l’écoutera, plein de foi et ne grommellera pas contre lui, celui-là en tant que sauveur contemplera assurément le monde pur des croyants. »

(A remarquer la primauté de la méditation intellectuelle sur l’action, de la paix de l’âme sur l’ascèse. La méditation s’élève souvent jusqu’à la mystique et la prière n’est pas sans rappeler celle de certains psaumes.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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