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Publié par BALCHOY

 

 

3) L’Ecole Mythologique de la Nature.

 

Tout au début, les faits recueillis, souvent scientifiquement sont classés rationnellement souvent d’une façon plus abstraite que réaliste par des philosophes.

 

Ainsi HEGEL (1) distingue par exemple la religion de la mesure (Chine), la religion de l’être en soi (Bouddhisme), la religion du Beau (Grèce), la religion de la finalité ou du fatum (Rome).

 

Cf. F. W. Schmidt : « Origine et évolution de la Religion », les théories et les faits, col. La vie chrétienne, chez Grasset, Paris 1931, page 57 : « Le vrai germe de la religion, ce n’est pas la réflexion intellectuelle sur les phénomènes de la Nature, mais l’aspiration du cœur humain. Au début, cette aspiration engendre une pluralité de divinités qui s’unifie plus tardivement dans le Monothéisme

 

K.O. Müller voit dans le concept de Dieu, une symbolisation des forces de la Nature (1825). Il place à l’origine de la religion, ce qu’il appelle « le sens universel du divin ». Il donne beaucoup d’importance à l’étude des Mythes « où le réel, c'est-à-dire l’évènement et l’idéal, c.à.d. son interprétation subjective, ne font qu’un. »

 

Max Müller (1856) : à ses yeux, la mythologie a pour origine une sorte de maladie du langage (polynôme ou homonymie) des noms de dieux, tantôt dans le sens de l’unification, tantôt dans le sens de la multiplication (d’où le monothéisme et le polythéisme) (2)

 

idem page 62

 

A son avis, la forme originelle de l’idée de Dieu n’était ni le Monothéisme ni le Polythéisme, mais un Hénothéisme c’est-à-dire cette attitude pratique de la conscience religieuse qui considère et invoque comme unique le dieu avec lequel elle traite actuellement.

 

4) Le Fétichisme

 

A la suite de la publication de l’œuvre de DARWIN, la notion d’EVOLUTION tend à s’imposer aussi en Histoire des religions.

Ainsi Auguste Comte divise en trois parties l’histoire religieuse de l’humanité :

 

l’âge théologique ou poétique : Dieu y est considéré comme une force personnelle.

L’âge métaphysique ou l’âge de l’abstraction : Dieu devient une force impersonnelle.

L’âge positif ou scientifique : On explique le monde non plus par l’idée de Dieu mais par le concours des forces naturelles.

 

Aux yeux d’Auguste Comte, le soleil, la lune sont les grands fétiches primordiaux. On a commencé par adorer les astres et la Nature en soi. Ensuite, on les a personnalisées.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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