Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Catégories

Archives

Publié par BALCHOY

 

 

 

 

Se sentant solitaire, LAO-TSEU se présente ainsi :

 

     -« Je suis brisé, je suis comme un mendiant dans la rue. Je suis un faible d’esprit, hélas un brouillon. Les hommes ordinaires sont dans la clarté ; moi seul, j’apparais environné de ténèbres…Ballotté comme un objet qui n’a d’attache nulle part…. »

 

     -« Prends sur toi la souillure du peuple tout entier : c’est être Grand Prêtre : prendre sur soi le poids des souffrances du peuple, c’est être roi en son royaume. »

 

Quelques remarques sur ces textes :

 

On voit que LAO-TSEU applique au TAO des attributs divins, l’impassibilité etc.… Il est le fils d’un inconnaissable et cependant présenté comme le prédécesseur du Très Haut. Il est Père et Mère du monde. Il semble être Créateur et se trouve en même temps être l’aboutissement de la Création… Il est l’Incarnation de l’amour gratuit.

Enfin son aspect moral est développé et le philosophe chinois ne s’entend pas se livrer à une spéculation pure.

 

Le second texte ou il parle de lui-même rappelle certains textes de Jérémie (20,7), son contemporain et de Saint Paul (I COR. 4,9).

Quant au troisième, qui n’y verrait pas des résonnances évangéliques (ou l’inverse ?) Lao Tseu est sans conteste un grand philosophe mais il est bien plus que cela ; il y a en lui des traits de prophète, de moraliste et il se présente parfois comme Sauveur de son peuple.

 

 

2) KONG-TSEU (CONFUCIUS)

 

C’est vraiment l’homme de la Raison. S’il semble plus lourd que Lao-Tseu, son influence fuit beaucoup plus importante ; il réagit tout particulièrement contre les tendances magiques.

 

Voulant affermir l’Etat, il demeure pratiquant de la religion traditionnelle, tout en insistant sur la Volonté du Ciel à laquelle il importe absolument de communier. Sa doctrine est beaucoup plus moralisante de Lao-Tseu.

 

     -« Dans nos comportements envers des amis et des compagnons, être un modèle comme j’aimerais qu’ils se comportent envers moi. Je n’ai pas réussi. »

 

     -« Voir un saint, cela ne m’a pas été accordé. S’il m’était donné de voir un homme noble, cela me suffirait. L’homme noble se garde de trois choses : dans sa jeunesse, tant que son corps n’est pas encore développé, il se garde de la volupté ; à l’âge d’homme, quand la force est bien trempée, il se garde de la querelle ; dans sa vieillesse, quand la vigueur de son corps est déjà devenue caduque, il se garde de la cupidité. L’homme noble est attentif à neuf choses :

Dans sa vue, à la clarté, dans son ouïe à la netteté ; dans son comportement à la douceur ; dans ses manières, à la politesse ; dans ses paroles à la sincérité ; dans son activité, au dévouement déférent ; dans les cas douteux, à l’information ; dans la colère, il songe aux difficultés qu’elle peut engendrer et quand il voit qu’il peut acquérir un avantage, il est attentif à l’équité… Celui qui gouverne par la vertu est comparable à l’étoile polaire ; elle demeure en son lieu et toutes les autres étoiles s’orientent vers elle. »

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article