Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Catégories

Archives

Publié par BALCHOY

 

 

CHAPITRE IV : LES GRANDES RELIGIONS

 

A)    Les Religions de la Chine.

 

Sous sa forme ancienne, la religion chinoise a toujours donné de l’importance au « culte des ancêtres » et de la famille ; à ce culte s’ajoute aussi une grande vénération pour le « ciel ».

 

« Qui a offensé le ciel n’a plus personne à qui adresser sa prière. »

 

L’âme au ciel, c’est le « TAO » c'est-à-dire la voie, la loi, l’ordre du cosmos qui relie le microcosme au macrocosme et en même temps à l’Être suprême.

 

Au VI ème siècle ( VIE DE SOCRATE) avant Jésus-Christ, deux grands Sages vont profondément marquer la Chine.

 

1)      LAO-TSEU : Il décrit plutôt l’homme universel ; en dépit de certaines apparences, son but n’est pas spéculatif mais concret. Au dessus de tout, il situe tantôt l’Être suprême, tantôt le Bien suprême (primauté de l’ontologie ou de la morale) On ne sait pas non plus si à ses yeux le TAO est identique ou supérieur au ciel ; peut-être sa pensée s’apparente-t-elle à une forme de panthéisme.

 

La réflexion de Lao-Tseu veut atteindre l’UN, l’infini qui est à l’origine de tous les changements du monde ; il entend aider l’homme à trouver une paix intérieure, en s’harmonisant au Tout. (On peut rapprocher sa pensée d’Epictète et de Maître Eckart)

Il prône une fraternité universelle, étendue jusqu’aux ennemis.

 

Voici quelques textes révélateurs de Lao-Tseu :

 

« Le Tao qui peut être désigné comme tao n’est pas le TAO selon son essence éternelle. Le Tao est en apparence sans contenu et pourtant quand on l’utilise, on ne pourrait assurément l’épuiser. (Les élans vers l’action morale qu’on reçoit du TAO éternel ne faiblissent jamais)… Il est comme le Père originel de toutes choses (Mère originelle aussi)

Oh qu’Il est serein et paisible. Il doit être assurément quelque chose qui existe éternellement.  J’ignore de qui Il est le Fils. Il est comme le prédécesseur du Très Haut. On élève ses regards vers lui et on ne peut le voir ; on le nomme l’indiscernable. On l’épie et on ne peut l’entendre ; on le nomme l’imperceptible. On tend les mains vers Lui et on ne peut le saisir ; on le nomme l’immatériel… En définitive, il est sans cesse pure existence. »

 

Quiconque assimile son être au Tao, celui-là en retour, le Tao le prend en son pouvoir… L’homme dépend de la terre, la terre dépend du ciel, le ciel dépend du Tao, le Tao a sa loi au tréfonds de son être… Le grand Tao.

 

Tous les êtres doivent attendre de lui d’être appelés à l’existence et il ne se dérobe jamais… Il aime et poursuit tout ce qui est créé et ne lui fait pas sentir sa domination. Éternellement sans prétention, comme il l’est, il peut être appelé le plus petit parmi ce qui est petit. Tous les êtres en définitive retourneront à Lui et il n’oppose pas de refus. Il lui revient donc le droit d’être appelé  "Le plus grand parmi ce qui est grand"… Produire et ne rien vouloir garder pour soi, créer et ne pas se régaler de rien, faire quelque chose de juste et ne pas vouloir en disposer :telle est la vertu la plus profonde ! Le monde a une cause primordiale, elle est considérée comme la Mère du monde.

 

Quiconque a découvert sa mère, connaît aussi ses obligations filiales et quand on demeure en retour,  fidèle envers sa mère, on n’est à l’abri du danger jusqu’au terme de sa vie corporelle…Le grand Tao est simple à l’extrême, mais le peuple aime les voies détournées.

Le Tao n’a rien à voir avec les excès et les beuveries ; il est le refuge et la patrie de tous les êtres, le trésor des hommes bons, l’asile sauveur des méchants. Il ne combat pas et pourtant il sait obtenir une réponse, il n’appelle pas et l’on vient de soi-même. »

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article