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Publié par BALCHOY

CONCLUSIONS SUR LES RELIGIONS DITES NATURELLE.

 

A)    Courant du Culte

 

1)      Idée de Dieu : On part d’une notion très noble (Dieu, Maître de la vie) qui se dégrade lors de l’introduction des techniques et lors de la transformation de la vie sociale par l’agriculture, l’élevage. La magie est un peu la conséquence de ces deux facteurs

2)      Monde des esprits : ils constituent le double essentiel des réalités ; on distingue parmi eux : les ancêtres, jaloux et avides de sang, les esprits de la nature (source, arbre roche…) L’animisme introduit la crainte dans les sentiments religieux et contribue aussi à la dégradation de l’idée de la divinité

 

 

B)     Courant de la Célébration.

 

Il s’agit de s’harmoniser à l’ancêtre primordial, en prenant en même temps conscience de la structure fondamentale du monde ; la célébration est donc tout à la distincte de la religion (soumission au sacré) et de la magie (contrainte sur le sacré)

Deux caractéristiques de cette célébration :

 

1)      Sacramentalité, présente, nous l’avons vu, dès l’origine. L’homme a bien senti qu’il ne peut atteindre directement le double des choses ; il cherche dès lors des analogues humains, terrestres qui le mettront sur le chemin de ce double.

 

2)      Morale. Elle existe peu, au sens moderne du mot. Cf. les orgies sexuelles. Il s’agit de vivre comme la nature, comme Dieu ; il n’y a pas d’appel à la perfection. Les interdits et tabous expriment l’emprise du social sur l’individu.

 

C)    Rapport entre le théisme primitif et la cosmobiologie.

 

C’est un problème capital. Les deux expériences ne s’opposent pas mais elles sont complémentaires. C’est l’espérance de la vie qui a mené, semble-t-il, l’homme à Dieu. On retrouve les courants horizontaux et verticaux religieux dès l’origine. La difficulté est que nous ne connaissons aucune religion à l’état pur. Chaque peuple est marqué et conditionné par ses voisins. C’est chez les plus primitifs, pense-t-on souvent, dont l’histoire est aussi ancienne que la notre, que le théisme semble les avoir parfois poussés à remodeler dans un sens théiste les cérémonies d’origine cosmobiologique.

 

Il ne faut donc pas opposer trop brutalement cosmobiologie et théisme qui se réfèrent de façon complémentaire au Grand Maître de la vie. Entre l’adhésion à la Terre-Mère et au Dieu du ciel, la marge est peut-être moins grande qu’il ne paraît. Mais les religions primitives n’ont évidemment pas vu comment lier deux conceptions si opposées et pourtant toutes deux conformes aux aspirations humaines.

 

Il manque le trait d’union entre le ciel et la terre, qui ramène le ciel sur terre et élève la terre jusqu’au ciel.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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