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Publié par BALCHOY

 

2. Rencontre du sacrifice et du mystère : le sacrifice mystérique.

 

Il s’agit d’un rite mystérique où par contamination l’idée de dieu a été introduite à titre secondaire. On arrive ainsi à un curieux sacrifice où la divinité est sacrifiée à elle-même par elle-même.

 

Signalons à ce propos le sacrifice de la jeune fille chez les Khonds (Inde)  Dans ce rite, le polythéisme a réagi sur le mythe et le rite cosmobiologique. La jeune fille immolées, censée être consentante.  Elle est représentation de l’archétype (prototype ancestral) qu'on va faire mourir cruellement au printemps pour que la vie jaillisse. Mais ce symbole archétype devient en même temps divinité ; c’est l’esprit de la terre, la divinité-Mère (Terre-Mère). Une fois mise à mort, on se partage les lambeaux de sa chair et on les porte partout où la vie est censée jouer un rôle (champ-maison lit nuptial).

 

La jeune fille « sacrifiée » est donc tout à la fois symbole archétype de la divinité, don à celle-ci, ; de plus son corps a une valeur magique rituelle.

 

3)      Le rituel cosmique.

 

C’est une des formes les plus syncrétiques qui soient : on y retrouve le rite arctique (consécration-étouffement), l’idée du sacrifice mystérique, du sacrifice sacrificiel et de communion.

 

De plus, le rite comporte une « reconstruction symbolique » du cosmos. Ainsi, dans le rite d’initiation du Roi victorieux en Inde, on reconstruit symboliquement l’univers autour de la personne du roi afin d’en faire un roi cosmique. Ce roi est ramené symboliquement à l’état d’enfance, on le fait grandir à force de rites. On l’identifie à une cheval qu'on lui fait manger.

 

Le rite, en lui faisant prendre conscience de la création, est création lui-même : le cheval représente l’univers, les dieux et les hommes.

Pour comprendre de pareils rites, il faut tenir compte du grand principe d’histoire des religions :

 

Lex narrandi (façon de raconter)>>>>>>>>lex orandi (façon de prier)

Lex orandi >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> lex credendi (façon de croire)  

Rite >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>spéculation religieuse.

 

 

Il faut refuser résolument tout caractère sacrificiel à ce que l’on nomme improprement « sacrifice magique ». Il s’agit, dit Levy-Bruhl,, d’un moyen pour exprimer les besoins naturels de l’homme et de la nature. C’est de la magie pénétrée de Mystère (par exemple : opération magique de mise à mort destinée surtout à fournir de la viande au sorcier.)

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

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