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Publié par BALCHOY

 

 

CHAPITRE III  L’EVOLUTION DES RELIGIONS PRIMITIVES ET NATURELLES A LA LUMIERE DU SACRIFICE.

 

 

Le terme « primitif » est ambigu. Les hommes dont il est question ont parfois une histoire aussi ancienne que la nôtre. Leur insuffisance se situe au plan technique et culturel. Ils vivent au stade de la cueillette. La famille et le clan constituent l’entité sociale fondamentale.

L’écriture en l’occurrence n’est pas un critère suffisant. Ainsi les Incas n’ont pas d’écriture, mais étaient très développés et disposaient d’une vaste culture.

 

Au fond, il ne faut pas établir de coupure nette entre le « primitif » et le « civilisé », car l’homme, au-delà de tout  ce qui le différencie est profondément « UN » et de nombreuses analogies nous permettent de comprendre les peuples dits « attardés »sur la route de notre civilisation technique. Le contraire est vrai aussi comme le souligne CAZENEUVE.

 

     « L’ethnographie risquerait fort de nous renseigner beaucoup, même sur ce que nous sommes, vraiment mieux que ne pourrait le faire une étude objective de l’homme, dit civilisé. Son enseignement, conjugué avec ceux de nos autres sciences humaines, peut nous aider à mieux comprendre certains .aspects importants de la réalité anthropologique qui, dans nos sociétés modernes, ont été obscurcis ou altérés, mais qui n’en sont pas moins éternels. (1)

 

(1)   BIBLIOGRAPHIE : M. Eliade : « Le chamanisme », 1951

                                A JENSEN : « Mythe et culte chez les primitifs »

                                              J. GOETZ : « L’évolution de la religion »

On peut également consulter à ce propos les ouvrages du Père Placide Tempels : « Philosophie de l’âme bantoue » et « Notre rencontre)

 

Nous avons choisi de prendre comme fil conducteur de notre étude : LE SACRIFICE. On a donné du terme « sacrifice » des définitions très différentes.

 

Certains (HUBERT ET MAUSE de l’école sociologique y ont vu « une sorte de « mise en marche des forces cosmiques» ; d’autres, comme le souligne le Père Goetz, considèrent le sacrifice comme « l’immense réservoir d’aberrations humaines, ayant une fonction sociologique et pédagogique de l’humanité, les gens ayant mal vu comment il fallait imposer une discipline pour rendre possible la vie sociale. » Ici, il n’y a aucune mention de l’aspect social et rituel qui nous intéresse surtout.

 

On peut se rappeler la querelle à propos du « Sacrifice de l’Eucharistie » entre « Immolationnistes » et « oblationnistes », chaque école, partant d’une définition à priori, et cherchant parfois à plier les faits à cette conception arbitraire.

 

Je préfère examiner les faits avant de tenter une définition générale, si elle est possible.

 

Nous pourrions, par la méthode des cercles culturels, observer l’ensemble des civilisations primitives en nous attardant aux rites qui sont en rapport avec le sacrifice ; par ce terme nous entendons s, en conformité avec le sens commun, tout rite d’offrande à la Divinité qui exprime, apparemment une désappropriation de l’homme, telles les prémices, les mises à mort du plus bel animal du troupeau, etc.…

 

 

 


 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

       http:poete-action.ultim-blog.com

 

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