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Publié par BALCHOY

 

 

CONCLUSION

 

Notre ignorance reste grande ; une chose est certaine.

 

L’homme, dès son origine, liée par mille servitudes matérielles, se pose des questions fondamentales : pourquoi vivre et pourquoi mourir ?

 

Le culte du « crâne » semble bien démontrer que les vivants profitent de la sagesse des morts et donc que quelque chose subsiste de l’homme après la mort.

 

Peut-on voir là un début de la croyance en l’immortalité de l’âme ? Si on veut ... ?  Disons plutôt que la mort n’est pas la fin de tout ; le « double » demeure ; de ce double on a un peu peur… Il importe de s’en faire un allié.

 

Le Père Schmidt a cru voir dans le culte des crânes la preuve d’une révélation primitive ; cela nous semble exagéré. Nul doute que la mort, la crainte de la mort et du mort ne soient au centre des croyances de l’homme préhistorique. Les morts sont redoutés parce qu’ils appartiennent à ce monde invisible dont on se croit mystérieusement dépendant. La période la plus tardive des peintures sur roche nous met en face du sens de la magie. Le sorcier joue un rôle social important. Il ne suffit pas de dessiner le « double », il faut l’envouter pour le « réaliser ».

 

Le soin choisi dans le dessin de certaines parties, sexuelles tout particulièrement, semble lié à la nécessité de voir le clan grandir grâce à la fécondité des femmes.

 

Dire que l’homme préhistorique croit en Dieu, c’est trop s’avancer ; il reconnaît, semble-t-il, l’existence de forces invisibles que par certaines attitudes, il peut conjurer. L’homme des cavernes prie peut-être, mais il ne le sait pas encore ; il n’est qu’au début de la voie qui mène à une Divinité, mais il est déjà en route. La crainte est sans doute une dominante de sa foi. On a peut-être raison de penser que la peur de la mort à conduit l’homme à « inventer » Dieu ; cela ne signifie pas nécessairement que l’homme se créé Dieu pour échapper à la mort, mais que le fait de la mort contient en lui-même l’idée de l’invisible qui perdure… Le primitif l’a-t-il déjà reconnu ?

 

A côté d’une réaction instinctive devant la mort, la protestation instinctive de l’homme primitif revêt une autre forme : c’est un véritable hymne à la vie qui s’étale sur les flancs des cavernes-habitats. Comme le dit Nougier, la Terre-profonde est bien la Terre-Mère et les peintures préhistoriques chantent la Vie qui triomphe de la mort… première timide ébauche d’une foi en la Résurrection éternelle du Monde.

 

 


 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

       http:poete-action.ultim-blog.com

 

 

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