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Publié par BALCHOY

 

 

Les funérailles sont plus soignées (homme couché, enfants habillés reposant dans la même tombe). Souvent les funérailles se déroulent en deux temps. Les crânes sont mis à part et gardés précieusement après anthropophagie ou pourrissement. Dans ce cadre de culte des ancêtres, l’ocre rouge semble jouer un rôle important. Les crânes sont colorés en rouge, pour leur adjoindre une sorte de double de sang, symbole de puissance vitale. L’ocre jouit, de plus, d’une qualité médicinale (prophylactique). Ainsi les Papous embaument aujourd’hui les restes de leurs enfants dans de l’ocre rouge.

 

De tout cela, on peut déduire la croyance en une sorte de survie, au moins temporaire, d’une partie de l’homme et peut-être la vénération de certains animaux tutélaires (ancêtres ou quasi-divinités). De nombreuses statuettes de femmes et d’hommes font penser à une sorte de divinisation posthume.

 

Enfin, aux âges postérieurs (néolithique ou âge de la pierre polie et du bronze) on retrouve les rites funéraires déjà décrits ; il semble cependant que les « sacrifices humains » (mises à mort rituelles) occupent davantage de place ; il s’agit d’enfants, de femmes, d’épouses ou d’esclaves destinées à accompagner un défunt de marque au-delà de la mort.

 

Les sépultures montrent la prépondérance du rite de l’incinération, dont le but peut s’expliquer de deux façons :

Anéantir le corps dans l’idée de protéger le survivant contre les revenants ou bien, libérer l’âme corporelle de son enveloppe charnelle. Du grain était parfois haché dans les tombes pour protéger les défunts des mauvais esprits. (1)

 

(1)   Cf. P. WERNERT, ouv. cité, page 161

 

L’architecture funéraire est considérable ; c’est l’époque des monuments mégalithiques (menhirs et dolmen)

Des figures d’ancêtres sont représentés en des endroits rocheux, censés occupés par eux.

 

Les idoles féminines, au caractère sexuel particulièrement développé, symbolisent, semble-t-il, la déesse mère de la fertilité, la « GRANDE MERE », sorte de personnalisation de la terre, protectrice du foyer et des sépultures.

 

Des instruments de musique rudimentaires semblent avoir pour but d’éloigner les mauvais esprits (planches ronflantes, flûte, crécelle, clochette, trompe …)

 

L’époque du bronze se caractérise par le culte de la pierre (roches), celui des arbres (on joue de la trompe devant les branches), des sources et surtout du soleil ! (chat cultuel sur lequel on plaçait un grand disque de bronze revêtu sur une de ses faces d’une feuille plate en or brillant).

 

A côté de ces divinités primaires, un certain nombre de divinités secondaires, sortes de mauvais esprits, font l’objet d’un culte basé surtout sur la crainte.

 


 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

       http:poete-action.ultim-blog.com

 

 

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