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Publié par BALCHOY

 

 

A propos de ce type d’homme, on a oppose l’ »HOMO FABER » (l’homme artisanal) à l’ »HOMO SAPIENS » (l’homme doué de raison). Le Père Bergougnoux ne croit pas à la possibilité d’une technique sans intelligence ? L’homme est tout à la fois « FABER » et « SAPIENS » selon les circonstances ; certaines époques de sa vie sont vraiment dominées par les soucis matériels ; à d’autres moments, il est vraiment hanté par les mystères de l’existence.

 

Les rites funéraires sont parfois associés à des lieux sacrificiels. (On a trouvé en Suisse des « caisses » faites de dalles de pierre, comprenant des ossements d’ours de cavernes… On ne sait pas si l’animal était vénéré ou sacrifié).

On a découvert ailleurs un monument fait d’amoncellement d’os, de silex taillés et de boules sphériques (2000 silex taillés). On a conclu à un dépôt d’offrandes à la Divinité protectrice d’une source.

 

A partir du Paléolithique supérieur, on assiste, semble-t-il, à la mise en place des ancêtres directs de l’homme actuel. Il y a trois types principaux qui représentent, semble-t-il, déjà le germe des « races » ou variétés actuelles :

 

a) Type de GRIMALDI (négroïdes) dans la région de Nice.

b) Type de CHROMAGNON : (Européens dolichocéphales = crâne allongé)

c) Type de CHANELADE : (Jaunes)

d) Type AUSTRALOÏDE, en continuité directe avec l’homme de Néanderthal (Java)

 

C’est à cette époque que, pour la première fois, on décèle des manifestations artistiques… (Grotte de Lascaux, découvertes en 1940, appelée la « chapelle Sixtine de la préhistoire » ; grottes d’Altamira en Espagne, découvertes en 1879 : les peintures y semblaient si fraiches qu’on a accusé les Jésuites de les avoir peintes ; au congrès international de Lisbonne, des archéologues refusèrent d’aller les voir (2)

 

(2)    Bergougnoux et Goetz, ouvrage cité et L. R. NOUGIER, La préhistoire, page 11 et 130

 

Dans sa phase la plus ancienne, cette peinture est très schématique et sans perspective ; plus tard, elle reproduit le mouvement (série d’animaux) et rend avec beaucoup de précisions certains détails (notamment les parties sexuelles) ; on assiste enfin à une sorte de décadence formelle : on revient à une schématisation, non plus due à l’inexpérience, mais symbolisée.

 

De nombreux indices (ours frappé par un harpon, ours couvert de flèches) font penser à des scènes d’envoûtement magique (contrainte sur le sacré). En partant de coutumes pygmées, on croit qu’il s’agit de frapper le « double » d’un animal convoité. On retrouve aussi des traces de sacrifices d’animaux (rennes noyés au printemps, une pierre au cou ; des hommes, semble-t-il, sont mis à mort dans des circonstances semblables.)

 

Ce culte primitif était organisé par des « sorciers » ou des « sorcières » (Cf. la femme sculptée à Laussel avec une corne d’abondance). Ces prêtres portent des masques qui permettent de tromper l’adversaire. On a vu en eux des sortes de demi-dieux capables de procurer bonheur ou malheur. Ils devaient célébrer des cultes et présider aux sacrifices destinés à apaiser le gibier chassé ou le Maître du gibier. Ils jouissaient d’in rôle de premier plan dans les rites d’initiation qui comportaient  des scènes de mutilation (phalanges ou incisives, ainsi qu’on peut le constater sur les peintures.)

 

L’artiste sorcier, écrit NOUGIER, est en même temps un sorcier-traitant ; ses rites ont également pour but de guérir certaines maladies…


 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

       http:poete-action.ultim-blog.com

 

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