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Publié par BALCHOY

 

 

C) Méthode d’Histoire des religion.

 

Le fait religieux, observé directement ou relevé historiquement se manifeste par des rites, coutumes, mais il est aussi inséré dans une civilisation et un état social donné que l’historien doit connaître, dont il doit rechercher l’origine, expliquer la signification et décrire l’évolution.

 

Une méthode historique est donc nécessaire : elle doit partir de l’observation. de l’interprétation  (la plus objective possible) sans oublier la comparaison  systématique. La difficulté réside dans le fait que l’objet de l’histoire des religions est très étendu, dans la mesure où la vie religieuse englobe souvent la vie totale chez les primitifs. De plus, il est très difficile de retrouver l’intention profonde de certaines pratiques qui ont parfois un sens tout à fait différent sous un dehors identique (ou changent de sens avec les âges). Une véritable « soumission à l’objet » est nécessaire, d’où l’importance de la probité intellectuelle.

 

 

L’observation ;l’observateur doit être curieux, être cultivé psychologiquement et sociologiquement, avoir un certain sens de la psychologie religieuse. Il doit avoir une certaine compétence en Anthropologie, en évitant cependant de mesurer la culture d’un homme préhistorique au volume de son cerveau.  Sans la connaissance de la langue du peuple à étudier, pas de travail sérieux. Des études philologiques (langue voisine, échange de mots, apport étranger, évolution des termes) sont également nécessaires. Attention aux conclusions faciles. En principe, une unité linguistique est l’indice d’une certaine unité culturelle.

On insiste beaucoup sur la Phénoménologie religieuse qui joue un rôle capital dans la mise en ordre de la multiplicité des faits, le discernement par exemple des différents  types de prières cultuelles, sacrifices,…pour étudier la face intérieure des faits, la relation subjective unissant le fidèle à la Divinité invoquée par lui. (RELIGION = RELATION)

 

l’Interprétation

 

Ce stade succède à celui de l’observation, lorsqu’il s’agit de religions actuelles. Il joue évidemment un rôle essentiel dans le cas des religions anciennes.

A éviter absolument l'assimilation des religions anciennes à l'état des hommes primitifs (comme  par exemple Aug. Comte et ses trois âges). Ainsi, la religion égyptienne n’est pas nécessairement totémique parce que les animaux sont représentés sous une forme animale. Nous avons un « à priori » culturel, un cadre de pensée différent de celui de l’objet interprété. Dans les discussions concernant la nature du sacrifice on a souvent arbitrairement mêlé des mots et des réalités différentes.

Il faut particulièrement se méfier :

des idées des historiens, surtout s’ils font de l’apologétique ou ont une conception philosophique à prouver. (Cf. M. MULLER, philologue de son métier qui attribue l’origine des différentes religions à des confusions de langage.)

de notre mentalité contemporaine, de notre goût pour les belles synthèses qui nous pousse à des abus de logique. On cherche, bon gré, mal gré, à leur plier les faits. Il y a aussi le danger de solutions trop générales ; certaines similitudes peuvent être superficielles. (Cf. parenté entre l’eau bénite et l’eau lustrale des romains) Les dieux antiques ne sont pas nécessairement de grands hommes divinisés.


 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

       http:poete-action.ultim-blog.com

 

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